Cinq employés de la compagnie aérienne Air Algérie campent depuis le 19 décembre 2021 devant le siège de l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA) à Alger pour dénoncer leur licenciement. Il s'agit de 5 techniciens de la navigation aérienne, dont le seul tort – d'après l'un d'eux – est d'avoir créé une section syndicale.

Air Algérie fait encore parler d'elle. Cette fois, ce n'est pas à cause d'une quelconque hausse de prix ou d'un vol annulé ou reporté ou un autre incident relatif au service de la compagnie. Le problème concerne des syndicalistes qui ont été suspendus, il y a deux ans, et qui sont montés au créneau pour crier leur colère. Pour ce faire, ils campent devant le siège de l'UGTA à Alger depuis le 19 décembre 2021.

« On est cinq techniciens de la navigation aérienne et opération de la compagnie nationale Air Algérie. On est suspendue depuis deux ans », a indiqué en effet l'un des protestataire au journal Liberté, qui a réalisé un reportage vidéo sur le cas de ces employés qui ont installé des petite tentes en guise d'abris au niveau du siège de l'UGTA.

Suspendus pour avoir créé une section syndicale ?

« Notre problème, poursuit-il, c'est qu'on a crée une section syndicale concernant notre métier », explique l'un d'eux, soutenant que que la section syndicale a été crée selon le règlement « avec une assemblée générale et des élections ».

Les soucis de ces travailleurs ont commencé à partir de là, explique cet employé. « L'union locale de Dar Al Beida envoie une décision de dissolution de notre section à notre direction. Et depuis ont commencé nos problèmes à l'entreprise, avec des suspensions et mutations abusives. Ils sont allés jusqu'à nous obliger à signer un document qui ne fait pas partie de nos prérogatives », explique-t-il.

Ce dernier a souligné qu'aucune personne ou responsable n'a voulu les écouter. Même « le syndicat de l'entreprise n'a pas voulu intervenir pour nous », a-t-il précise, ajoutant : « En constatant qu'il n y avait pas de solution. Le seul moyen qui restait pour nous c'est de venir ici ».

Le même protestataire précise que lui et ses amis se trouvent devant le siège de l'UGTA où ils passent leurs jours et leurs nuits depuis de 19 décembre dernier. « Aujourd'hui, ça fait 37 jours qu'on dort ici dans des conditions difficiles », a tenu à préciser cet ex-employé d'Air Algérie.