Le ministre algérien de l'Industrie, Ahmed Zaghdar, s'est à nouveau s'exprimé sur le dossier relatif à l'importation des voitures neuves en Algérie. Interpellé sur le sujet lors de son passage au forum de la Radio publique le lundi 7 février 2022, le ministre a indiqué que le nouveau cahier des charges sera bientôt publié.

Annoncé maintes fois, le retour de l'importation des véhicules se fait attendre en Algérie, au grand dam des citoyens et surtout des concessionnaires. Ces derniers n'ont d'ailleurs pas cessé d'interpeller les hautes autorités de l'État sur le sujet.

Leurs appels sont cependant restés vains. Pourtant, les responsables concernés ont à plusieurs reprises promit un bout du tunnel à ce dossier devenu un interminable feuilleton. Le chef de l'État, qui a été saisi par ces mêmes concessionnaires, a annoncé avoir donné, le 5 décembre 2021 lors d'un Conseil des ministres, des instructions afin d'accélérer la procédure pour libérer cette activité.

Deux jours plus tard, le ministre de l'Industrie a affirmé que le nouveau cahier des charges sera prêt avant la fin du mois janvier 2022. Ce nouveau cahier des charges, qui plombe décidemment le dossier, n'a cependant pas été publié.

« Le cahier des charge publié prochainement », est-ce la bonne ?

Ce lundi 7 février 2022, le même ministre a été appelé à s'exprimer sur ce sujet. Invité au forum de la Radio nationale, Ahmed Zeghdar a encore promit que le dossier sera clos prochainement, en affirmant que le nouveau cahier des charges sera publié dans les prochains jours. Le ministre n'a pour autant pas annoncé de date précise.

Le ministre a souligné par ailleurs que des modification ont été apportées à ce cahier. Il a en outre soutenu que 73 concessionnaires ont déposé leurs dossiers dans l'espoir d'obtenir leurs agréments. Le ministre a aussi fait état de 46 recours sur le bureau des services concernés.

Zaghdar a affirmé également lors de son intervention que l'Algérie n'interdira l'importation d'aucune marque de voiture pour les Algériens. Ces derniers espèrent que cette fois sera la bonne pour que cette activité, qui se fait désirer, reprenne enfin en Algérie.