Importation et équipement informatique : le GAAN réclame la révision des droits de douane

Équipement informatique

Les répercussions de la Loi de finances 2022 sur le secteur économique continuent de faire réagir les opérateurs économiques. En effet, après la suppression d'une mesure inscrite dans la Loi de finances 2022, qui fixait des taxes douanières allant jusqu'à 133 % sur certains produits électroniques – tels que des téléphones mobiles – achetés sur Internet et importés par les particuliers algérien, le Groupement algériens des acteurs du numérique (GAAN) demande la révision des droits de douane et des taxes applicables à l'importation des appareils, logiciels et accessoires liés au numérique par les opérateurs économiques.

La Loi de finances 2022 continue ainsi d'alimenter le débat sur les taxes jugées exorbitantes par certains opérateurs économiques. C'est dans ce contexte que le GAAN est monté au créneau. Le groupement a annoncé la mise en place d’« une commission spéciale composée d'experts en finance et en droit, de chefs d'entreprise activant dans le domaine du numérique, dans le but de présenter au gouvernement des propositions concrètes concernant la Loi de finances complémentaire pour l'année 2022, visant à lever tous les freins et entraves au développement de ce secteur ».

Le GAAN réclame des pouvoirs publics de revoir de fond en comble le nouveau barème d’imposition appliqué à l’importation des produits numériques. Un barème considéré comme « une sanction infligée à la majorité des Algériens, faute de sanctionner le comportement d’une minorité ». L'organisation des acteurs du numérique revient ainsi à la charge après la demande adressée au chef du gouvernement en août 2020. À cette époque, déjà, le GAAN avait dénoncé ces taxes qui freinent le secteur, selon ce groupement.

Des taxes qui freinent le développement du secteur des technologies du numérique en Algérie

Il faut souligner que l'Organisation des acteurs du numérique affirme que ces taxes « très élevées » entraîneront directement la hausse des prix des produits numériques et des micro-ordinateurs, « ce qui ne cadre pas avec les objectifs du gouvernement et les efforts du président de la République visant l'accélération de l'opération de numérisation dans le pays et le soutien aux startups activant dans le domaine du numérique et de l'économie de la connaissance ».

Pour proposer une alternative à ce barème de taxes, le Groupement algérien des acteurs du numérique a mis en place un groupe de travail ad hoc sur les textes de loi relatifs au e-commerce. Le groupe de travail, constitué d'importants acteurs de la chaîne de valeur du e-commerce, a pour mission de proposer des amendements visant à améliorer le texte de loi.

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