Pour la troisième année consécutive, de nombreux Algériens renoncent à leurs vacances au pays. Les deux années précédentes, la crise sanitaire a été la principale raison qui a empêché ces Algériens de venir passer du temps en Algérie. Cependant, pour 2022, malgré que cette crise soit en grande partie dépassée, ils sont en grand nombre à ne pas pouvoir rentrer à cause de la cherté des billets d'avion. 

« Encore un ramadan loin de la famille et des vacances loin des miens », a commenté une Algérienne vivant en France. Comme elle, ils sont nombreux à vivre la même situation.

Lamara O. vit a Clermont-Ferrand depuis plus d'une décennie il témoigne à ObservAlgérie que pour la troisième année consécutive sa venue avec sa famille en Algérie est conditionnée par la chute des prix des billets. « Avec les prix actuels, je ne peux me permettre de rentrer en Algérie. Nous sommes à 5 avec ma femme et mes enfants. Nous ne pouvons nous permettre d'acheter des billets aux prix actuels. Ils sont trop chers pour nos bourses surtout après deux ans de crise sanitaire qui nous a impacté sur le plan financier ».

Il ajoute : « ici comme au pays, la vie est devenue trop chère. Tout a augmenté, nous avons du mal à joindre les deux bouts et mettre de côté de l'argent pour acheter ces billets. Nous préférons envoyer le peu d'argent à la famille au pays et attendre l'été prochain en espérant que la situation s’améliore ».

Des Algériens en France attendent la baisse des prix

De son côté, Nacera qui vit à Paris avec ses trois enfants avoue être peinée. « Ça fait déjà deux étés que je ne suis pas rentrée en Algérie. Mes parents ne sont pas en très bonne santé, cette année j'avais tellement espéré leur rendre visite, mais je suis dépitée. Les prix des billets malgré qu'ils ont baissé un peu, sont toujours inabordables surtout pour les familles nombreuses. Pour cette année je place mes espoirs dans le transport maritime. J’espère trouver des places par bateau malgré que, pour l'instant, rien n'est proposé ».

Ainsi, de nombreux Algériens vivant en France doivent encore attendre que les prix baissent et qu'ils reviennent à leurs niveaux d'avant la crise sanitaire pour rentrer au pays. Les prix pratiqués actuellement sont un véritable obstacle dans une conjoncture économique difficile.