Une organisation non gouvernementale s'est mêlée du dossier relatif au match Algérie-Cameroun disputé le 29 mars. Il s'agit de l’Organisation mondiale de sécurité anti-corruption (OMSAC) qui, dans un rapport publié le dimanche 17 avril, a accablé l'arbitre de la rencontre Bakary Gassama et a plaidé en faveur de l'équipe d'Algérie.

Attention : Il est important de souligner que le président de cette organisme (OMSAC), Mourad Mazar, est d'origine algérienne. Il a été élu à la tête de cette ONG de lutte contre la corruption le 13 avril 2020. Outre des déclarations sommaires, nous n'arrivons pas à trouver de réalisations concrètes de cette ONG.

Dans un rapport publié sur son site, cette ONG a, tout en épinglant l'arbitre du match, réclamé la qualification de l'équipe d'Algérie au détriment du Cameroun. Rien que ça !

Algérie-Cameroun : « Le match de la honte »

Un atout considérable pour l'Algérie dans cette affaire. L'ONG a affirmé qu'elle possède toutes les preuves qui plaident en faveur de la sélection algérienne. Dans son rapport intitulé « Algérie- Cameroun : le match de la honte », OMSAC affirme que ses experts « ont réuni un ensemble de documents qui établissent sans ambiguïté les erreurs d'arbitrage commises ».

Elle précise ainsi que « le rapport des arbitres allemands VAR a prouvé par audio et vidéo que l'arbitre Bakary Gassama a délibérément refusé de répondre à leurs avertissements sur la nécessité de retourner au VAR pour confirmer et statuer sur ses mauvaises décisions arbitrales ».

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L'ONG affirme la corruption de l'arbitre Bakary Gassama

« Au vu des éléments consignés auprès de nos experts du département investigation, il ressort avec certitude qu'il y'a eu corruption pour aboutir au résultat que l'on connait », affirme cette ONG.

Persuadée donc que l'Algérie a été victime d'une injustice, l'OMSAC affirme qu'elle ne lâchera pas l'affaire. « Notre organisation mettra avec force tout ce qui pourra aboutir au rétablissement de la vérité du déroulement de cette compétition avant et après », a-t-elle écrit dans son rapport.

L'OMSAC invite par ailleurs à prendre en considération le recours introduit par l'Algérie pour rejouer le match, « faute de quoi, nous OMSAC saisirons les tribunaux judiciaires compétents ».

Les supporteurs algériens peuvent espérer

Cette ONG souligne par ailleurs que « juste une sanction de l'arbitre serait porter atteinte à l'équité de l'équipe nationale d'Algérie ». Autrement dit, elle réclame la qualification de l'Algérie à la Coupe du Monde 2022.

Avec cet appui de taille, le recours de l'Algérie aurait des chances d'aboutir. Le public algérien, qui retient son souffle en attendant le 21 avril, date lors de laquelle la FIFA se prononcera sur la requête de la FAF, peut espérer voir son rêve s'excuser.

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