L’Espagne est secouée par une affaire d'espionnage avec le logiciel israélien Pegasus. Cette nouvelle affaire semble gêner au plus haut point les dirigeants du pays qui ne veulent en aucun cas qu'elle soit à l'origine de nouvelle tension avec le Maroc. En effet, des responsables espagnoles multiplient les déclarations pour mettre le royaume chérifien en dehors des parties suspectées d’être à l'origine de cette affaire. C'est le cas du ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares, qui a déclaré que l’Espagne ne cède au chantage de personne. Il a rejeté la possibilité que le Maroc fasse chanter l’Espagne avec les données extraites du téléphone de Pedro Sanchez.

Ainsi, pour José Manuel Albares « il n’y a aucun fait qui prouve » que le Maroc est derrière le piratage des téléphones portables de Pedro Sanchez et de Margarita Robles, la ministre de la Défense, insistant sur le fait qu’il s’agit d’un « agent extérieur » qui pourrait bien ne pas être un pays. José Manuel Albares, qui a évité de nommer les parties suspectes dans cette affaire, a également pris la défense du Maroc. Il a tenu à rappeler que les deux pays, après une longue et grave crise, viennent de commencer une « nouvelle étape » dans leurs relations diplomatiques, basées sur la confiance, le respect mutuel et l’absence de décisions unilatérales. « Il n’a pas été question d’un pays étranger, mais d’un agent extérieur, extérieur aux institutions de l’État », a-t-il indiqué.

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Cependant dans ces déclarations le ministre des Affaires étrangères espagnol semble manier le verbe pour éviter toute éventuelle crise avec le Maroc. Il suit la stratégie de son gouvernement qui refuse de s'attaquer au Maroc, malgré les soupçons qui pèsent sur le Royaume quant au piratage du téléphone de Pedro Sanchez à l’aide du logiciel Pegasus. Une opération qui s'est produite depuis plusieurs mois et que le gouvernement espagnol veut vraisemblablement étouffer afin de  maintenir de bonnes relations avec le royaume. Cette option du gouvernement a été dévoilée par des médias espagnols qui ont affirmé que même si l'Espagne finit par découvrir que le Maroc est derrière cette opération elle ne dévoilerait pas cette information qui provoquerait à coup sûr une nouvelle « crise majeure ».