Le scandale Pegasus, qui a éclaté autour de ce logiciel de fabrication israélienne utilisé par de nombreux pays pour l'espionnage, continue de défrayer la chronique. La liste des victimes d'espionnage par ce logiciel grandi de jour en jour. Le dernier à avoir reconnu être victime de ce logiciel est le Premier ministre espagnol.

En effet, Pedro Sanchez a reconnu que les données de son téléphone portable ainsi que celles du téléphone de sa ministre de la Défense ont été « aspirés » par le logiciel Pegasus, en 2021. Reste à savoir qui est derrière cette opération et est-ce-que le Maroc, accusé par plusieurs ONG et journalistes à au moment des faits, est derrière cette opération.

Depuis l'annonce de l'espionnage dont ont été victimes le Premier ministre espagnol et sa ministre de la Défense, plusieurs hypothèses ont été émises. Parmi, les pistes envisagées le Maroc arrive en première position. Le royaume, déjà accusé de tentative de piratage du téléphone du président français Emmanuel Macron est donc logiquement mis à l'index dans cette affaire. Ainsi, même si Madrid évoque une attaque « externe », sans préciser s’il s’agit d’un pays étranger et encore moins lequel, le Maroc est le principal accusé selon les observateurs.

Ces derniers rappellent qu'à l’époque du piratage, Madrid et Rabat étaient en plein bras de fer au sujet du Sahara occidental, annexé par les Marocains. Ces observateurs, rappellent également que l'affaire d'espionnage dont a été accusée le Maroc a été étouffée sans que les enquêtes lancées, notamment en France, n'aient abouties à des résultats.

Il faut dire que les ONG persistent à accuser le Maroc d'Espionnage en rappelant également que Rabat a bien acheté le logiciel espion à la société israélienne NSO qui ne le vend qu’aux États, en théorie, uniquement pour lutter contre mafias et terroristes. Toutefois le Maroc a été mis à l'index pour délit d’espionnage sur ses opposants, des journalistes et des responsables étrangers. Cependant la piste marocaine n'est pas la seule a être mise en avant. D'autres personnes accusent le CNI, les services de renseignements intérieurs. Car l’Espagne aussi a acquis Pegasus auprès de NSO.