Alors que les conditions d’ouverture des bureaux de changes sont fixées par la loi depuis 2016, ces derniers n’ont toujours pas vu le jour pour diverses raisons. Ces bureaux, nécessaires pour contrecarrer la main mise du secteur de l'informel sur le marché de change, tardent à voir le jour malgré les annonces répétées des différents ministres des finances. Toutefois, de nouvelles données présagent l'ouverture éminente de ces bureaux. 

En effet, les membres de la commission des affaires économiques, du développement, de l'industrie, du commerce et de la planification de l'Assemblée populaire nationale ont officiellement ouvert le dossier des agréments des bureaux de change à travers le territoire national. Cette décision intervient suite à une réunion fermée entre ces députés et le ministre des Finances, Aymen Benabderrahmane, pour discuter de la loi sur les zones franches. Une réunion qui a eu lieu la semaine passée selon le journal Echorouk.

Lors de cette réunion, les députés de la commission des affaires économiques, du développement, de l'industrie, du commerce et de la planification ont demandé au ministre l'ouverture des bureaux de change. La même source affirme que le ministre des Finances a promis l'étude du dossier au sein de son ministère et de proposer des solutions pour le marché de change en Algérie en affirmant que la lutte contre le marché noir des devises fait partie des priorités dans le programme de e son gouvernement adopté par le parlement en septembre 2021. Les membres de la commission ont indiqué que faute de bureaux de change officiels les investisseurs, notamment étrangers, vont se retrouver devant de grands obstacles concernant le change. Une situation qui va encore renforcer le secteur de l'informel dans ce domaine.

Le député Hichem Safar a donc affirmé au journal Echorouk que le ministre des Finances a affirmé sa disponibilité pour l'ouverture du dossier et aussi évoqué l'ouverture proche de ces bureaux notamment pour faciliter l'application du code des investissements, qui ne va pas tarder à être adopté.

Il faut rappeler qu'en mars 2022, la Banque d’Algérie a fait un pas dans ce sens. En effet, l’établissement financier avait décidé d’ouvrir le marché de change à d’autres opérateurs. Elle avait établi un marché des changes interbancaires, qui permet aux banques et institutions financières d’intervenir sur ce marché dans le cadre d'un appareil décentralisé, sous la tutelle de la Banque d'Algérie.