La décision de l'Union européenne de mettre en place un embargo sur l'achat du pétrole russe a fait grimper les prix du pétrole. Des prix qui sont déjà élevés et qui pénalisent l'économie des pays importateurs des hydrocarbures. Cette hausse du cours du pétrole pénalise également le secteur du transport aérien. Elle impacte ainsi, les prix des billets, qui sont appelés à être revus à la hausse.

Ainsi, le conflit en Ukraine fait exploser l'inflation mondiale. Les produits de consommation connaissent une nette hausse. Parmi les produits qui ont connu des hausses spectaculaires, les carburants sont en haut du tableau. En effet, le coût de ces derniers, notamment le kérosène utilisé par les avions, a explosé. En conséquence à cette hausse, les prix des billets d'avion se sont également envolés, sachant que le coût du kérosène représente 30 % du prix de billet d'avion. Il faut dire que contrairement à l'essence, le pétrole n'est pas taxé, ce qui fait que les États ne peuvent pas intervenir. Ainsi, automatiquement, si le cours du baril de pétrole augmente, les prix du kérosène augmentent également avec les prix des billets.

Cette nouvelle hausse des prix des carburants intervient également après deux années de crise sanitaire qui a durement impacté le secteur aérien. En effet, pendant environ 2 ans (ça dépend des pays et des compagnies)  les avions sont restés immobilisés sur les tarmacs. Tout au long de cette période, certaines destinations n'étaient par ailleurs même plus desservies, privant les compagnies de rentrée d'argent. C'est une autre raison qui oblige les entreprises à augmenter les prix pour rattraper le manque d'activité liée aux restrictions de circulations pendant le Covid. Ces deux années ne laissent donc pas de marges de manœuvre à ces entreprises pour puiser dans leurs trésoreries pour contrecarrer la hausse des prix du carburant.

Par ailleurs, dans le secteur boursier, les compagnies aériennes ont souffert de la hausse des prix du pétrole. À titre illustratif, une low cost comme Wizz Air a perdu 5,62 % de sa valeur en bourse. Des groupes comme International Airlines Group, maison-mère de British Airways, a également reculé de 5,48 %.