Les concessionnaires automobiles sont encore revenus à la charge pour réclamer la reprise de leur activité suspendue depuis 2020. Dans un courrier adressé au ministre de l'Industrie, ces derniers lancent un énième cri de détresse et proposent un plan pour le retour de l'importation des véhicules.

Les concessionnaires automobiles sont toujours dans l'expectative en Algérie. En dépit des multiples démarches entreprises, leur activité, qui constitue leur gagne-pain, ne reprend pas. Les autorités du pays ont pourtant annoncé à plusieurs reprises un dénouement pour ce dossier, qui tient en haleine non seulement les importateurs, mais aussi les citoyens algériens.

Il faut dire que la suspension de cette activité n'a pas été sans conséquence sur le marché automobile dans le pays. Elle a en effet durement impacté les prix des véhicules devenus tout simplement intouchables pour le commun des Algériens.

Après avoir attendu vainement une quelconque nouvelle, ces concessionnaires se sont encore manifestés en saisissant cette fois le ministre l'Industrie, l'invitant à intervenir pour mettre fin à leur calvaire qui n'a que trop duré. Les protestataires ne se sont pas contentés, cette fois, d'énumérer leurs problèmes.

Importations des véhicules : Ce que proposent les concessionnaires

Ils ont apporté un plan de relance de leur activité. Ils proposent ainsi de procéder à l'importation des véhicules avec le dollar douanier, dont la valeur est déterminée par la Banque d’Algérie. Le dollar douanier sera utilisé ainsi pour fixer le prix des véhicules importés et la valeur des droits de douane, qu'ils auront à verser. Les concessionnaires suggèrent la même procédure pour relancer l'importation des véhicules de moins de 3 ans.

Par ailleurs les rédacteurs du courrier adressé au ministre de l'Industrie, cité par plusieurs sources médiatiques dimanche 5 juin,  proposent de procéder par étapes pour faire avancer ce dossier. Ils suggèrent ainsi de commencer par l'importation avant d'aller vers le montage et puis la construction qui reste pour eux la dernière étape afin d'asseoir une politique d'industrie automobile solide et pérenne.