Les investissements directs étrangers (IDE) en Algérie ont reculé d'une façon drastique en 2021. En effet, selon le rapport de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) concernant les investissements dans le monde durant l’année dernière, l’Algérie a attiré moins d’IDE en 2021. Ce flux des IDE vers l’Algérie l’année dernière a atteint 870 millions contre 1,14 milliard de dollars en 2020. 

En Afrique du Nord, hormis le Maroc qui a vu le flux des IDE augmenter en passant de 1,4 milliard de dollars en 2020 à 2,1 milliards de dollars en 2021, les autres pays ont vu leurs flux des IDE baisser. Pour l’Égypte, le flux des Investissements directs étrangers est passé de 5,8 milliards de dollars en 2020 à 5,1 milliards USD l’année dernière, soit une baisse de 12 %. Malgré cette baisse, l’Égypte est restée est le deuxième plus grand bénéficiaire d’IDE en Afrique. Le flux des IDE vers la Tunisie est, quant à lui, resté stable avec 660 millions de dollars en 2021 et 652 millions en 2020.

Cependant, selon ce rapport de la Cnuced, les flux des IDE vers l’Afrique ont atteint un record en 2021, avec 83 milliards de dollars. Ce flux représente le double du total enregistré en 2020, alors que la pandémie de Covid-19 a pesé lourdement sur les flux d’investissement vers le continent. Ce chiffre reste tout de même minime par rapport aux IDE au niveau mondial. « Malgré cette forte croissance, les flux d’investissement vers l’Afrique n’ont représenté que 5,2 % des IDE mondiaux, contre 4,1 % en 2020 », indique le rapport.

Les Européens sont les plus grands détenteurs d’actifs étrangers en Afrique

Ce rapport indique également que  les plus gros détenteurs d’actifs étrangers en Afrique sont restés européens, avec en tête les investisseurs du Royaume-Uni (65 milliards de dollars) et de la France (60 milliards de dollars). Les investissements nouveaux sont restés faibles, mais les projets dans les énergies renouvelables ont augmenté sur le continent africain. « Malgré la tendance globalement positive des IDE sur le continent, le total des annonces de projets nouveaux est resté faible, à 39 milliards de dollars, ne montrant qu’une modeste reprise par rapport aux 32 milliards de dollars enregistrés en 2020 – et bien en dessous des 77 milliards de dollars enregistrés en 2019 », souligne le rapport, qui ajoute : « parallèlement, le nombre de projets internationaux dans le domaine des énergies renouvelables en Afrique a grimpé à 71 – soit près du double des 36 enregistrés en 2011 ».

Ce rapport confirme donc les chiffres de la Banque d’Algérie publiés au début de l'année en cours. Ce rapport de conjoncture sur les tendances monétaires et financières au 1er semestre 2021 avait indiqué que le flux des investissements directs étrangers (IDE) à destination de l'Algérie a reculé au cours du premier semestre 2021. Ce flux a atteint 403 millions de dollars contre 504 millions de dollars à la même période de l'année précédente, soit une baisse de 20 %.