Le marché noir des devises en Algérie est un véritable casse-tête pour l'économie algérienne. Ce marché, qui attire des sommes colossales loin de tout contrôle, impacte considérablement le marché officiel. L'argent n'est pas bancarisé, ce qui handicape les banques algériennes. Depuis plusieurs années, les autorités ont souvent déclaré combattre ce marché, sans que des actions concrètes ne soient entreprises. C'est dans ce sens que la Banque d'Algérie a chargé un groupe d'experts du FMI de mener une étude approfondie du marché parallèle des devises en Algérie.

Ainsi, selon le quotidien arabophone Echorouk, ce groupe d'experts du Fonds monétaire international devra trouver des solutions pour le contrôle du transfert des sommes colossales en devises ainsi que leur bancarisation. En effet, attirer ces sommes faramineuses du circuit informel vers les circuits bancaires est le véritable défi des experts du FMI.

Afin de comprendre le marché, les experts du FMI ont entrepris une série de rencontres avec des experts algériens ainsi que des associations qui activent dans le domaine. Ils ont rencontré notamment le président de l’APOCE, Mustapha Zebdi. Ce dernier a suggéré, selon ses déclarations au même quotidien arabophone, l’ouverture de bureaux de change pour réduire le recours au marché noir. Il a expliqué également qu'en raison des restrictions de change, de plus en plus d’Algériens achètent leurs devises en dehors des banques pour financer leurs voyages à l’étranger et les multiples achats.

L'ouverture des bureaux de change, une solution préconisée par les experts algériens

Il faut dire qu'avant la venue des experts du FMI, des spécialistes algériens ont proposé des solutions. D'autres ont souligné le manque de volonté politique pour venir à bout de ce marché qui impacte considérablement l’économie algérienne. Parmi les solutions les plus en vue, l'ouverture des bureaux de change est celle qui revient à chaque fois. Des bureaux dont les conditions d’ouverture sont fixées par la loi depuis 2016. Cependant, ces derniers n’ont toujours pas vu le jour pour diverses raisons.

Les experts algériens ont donc depuis des années appelé à l’ouverture de bureaux de change. Cette ouverture permettra aux opérateurs économiques d’acheter les devises à des taux proches des taux officiels. Ce qui réduira ainsi la demande sur le marché noir. Elle contribuera, en effet, à la baisse du taux de change à très court terme sur le marché parallèle, voire à la disparition de ce dernier à moyen et long terme.