Le secteur du tourisme en Algérie connait un grand déficit en structures d’accueil. Les touristes ont du mal à trouver des hôtels pendant l'été, notamment dans les villes côtières. Pour baisser la pression sur ces hôtels et structures dédiées au tourisme, le ministère du Tourisme et de l'Artisanat et le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ont signé, mercredi 20 juillet, une convention de coopération en vue d'exploiter les résidences universitaires pendant la saison estivale 2022.

Il a été décidé dans cette convention de mettre la résidence universitaire de Zemmouri, dans la wilaya de Boumerdès, à la disposition de l'ONAT et de Touring Voyages Algérie, comme première expérience pilote. Le ministre du Tourisme et de l'Artisanat, Yacine Hamadi, a affirmé que cet accord vise à « promouvoir et commercialiser le tourisme intérieur, notamment en vue d'offrir un produit touristique au profit des jeunes des wilayas de l'intérieur à des prix raisonnables et à la portée de la famille algérienne ».

Il a également expliqué que cette convention visait à « permettre aux citoyens de profiter des vacances d'été, en exploitant à titre d'exemple les résidences universitaires à des prix compétitifs ». Le ministre a ajouté que cet accord venait « mettre en œuvre les conclusions de la réunion du Conseil interministériel tenue le 12 avril 2022, consacrée aux préparatifs liés à la saison estivale ». Il rappelle que l’Algérie connait un grand déficit dans ce domaine. « La capacité d'hébergement n'est toujours pas en mesure d'accueillir le grand nombre d'estivants des quatre coins du pays, malgré les projets parachevés et réceptionnés récemment », a-t-il affirmé.

La capacité d’accueil des communes côtières renforcées

Par ailleurs, le ministre du Tourisme a révélé que « les communes côtières ont été renforcées par une capacité d'accueil de 10 000 nouveaux lits et la libération de nombreux projets touristiques ayant bénéficié d'autorisations d'exploitation exceptionnelles, en plus de la mise en place de quelque 5 000 lits et la création de 2 251 emplois ».

Il faut souligner qu'en Algérie le tourisme interne ou domestique a longtemps été boudé par les Algériens et la diaspora algérienne, vu l’absence d’infrastructures culturelles ou de divertissement, le prix exorbitant des billets d’avion et d’hôtels, ainsi que l’absence d’une réelle « volonté politique » de relancer le secteur touristique. Ces points noirs, qui affectent depuis des décennies ce secteur, ont poussé les Algériens à décoller vers d’autres cieux, notamment en Tunisie et en Turquie.