La nouvelle année musulmane, l'Hégire, débute ce samedi 30 juillet 2022. Une nouvelle année qui marque le moment de payer la Zakat al-Mal, l'aumône légale constitutive du troisième pilier de l'islam. Pour cette nouvelle année hégirienne 1444, la Grande mosquée de Paris a annoncé le montant (Nissab) de Zakat al-Mal 2022 que les Musulmans de France auront à payer.

Zakat al-Mal est l’aumône obligatoire que chaque Musulman verse annuellement en vertu des règles de solidarité religieuse. Tout Musulman qui possède pendant une année lunaire la valeur du Nissab, doit s’acquitter d’un taux de 2,5% du montant total de ses biens en se basant sur le calendrier hégirien ou bien d’un taux de 2,579%% si le fidèle se base sur le calendrier grégorien.

Le Nissab est l'épargne minimale au-delà de laquelle l'acquittement de Zakat al-Mal est obligatoire. Si le montant de l’épargne cumulée tout au long d’une année lunaire (du 1er Ramadan au 1er Ramadan de l’année suivante par exemple) est supérieur ou égal au nissab, alors la Zakat al-Mal doit être payée. Si ce montant est inférieur au Nissab, alors il n’y a pas de Zakat à payer.

Voici le montant de la Zakat al-mal pour l’année 1444 de l’Hégire

En France, la Grande mosquée de Paris a fixé le montant (Nissab) que tout musulman de ce pays devra payer dans le cadre de Zakat al-Mal pour l’année hégirienne 1444 correspondant à l’année grégorienne 2022. Dans un communiqué publié vendredi  29 juillet 2022, sur son site Internet et  son compte Twitter, la Grande mosquée de Paris a indiqué que « le seuil (ou Nissab) de la zakat al-Mal pour l'année hégirienne 1444, a été fixé à 4 496 euros par la commission religieuse de la Grande Mosquée de Paris, après consultation de l'évaluation du cours de l'or sur l'ensemble de l'année 1443 ».

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La Grande mosquée de Paris a tenu à rappeler que « la Zakat (Aumône légale), l’un des cinq piliers de l’islam, incombe à tout musulman qui a épargné, de manière constante durant la précédente année hégirienne (1443), une somme qui dépasse le seuil de 4496 euros ». Remplissant cette condition, « tout musulman devra verser 2,5% (ou 1/40ème) de la somme épargnée au-dessus du seuil », ajoute la GMP.