Le joueur franco-algérien Nabil Fekir a évoqué, ce dimanche 14 août, son choix de nationalité sportive. Dans un entretien accordé au journal The Guardian, il a évoqué « des moments difficiles » et a affirmé qu'il ne regrette pas le fait d'avoir opté pour l'équipe de France au détriment des Verts.

Nabil Fekir est né à Lyon de parents d'origine algérienne. En tant que joueur de football, il pouvait donc jouer pour l'Algérie ou pour l'équipe de France. En 2015, alors qu'il brillait avec l'Olympique lyonnais, il a été convoité par l'Équipe de France et par la sélection algérienne, qui avait fait des pieds et des mains pour l'enrôler. Finalement, l'actuel meneur de jeu du FC Séville, en Espagne, a opté pour les Tricolores, avec lesquels il avait d'ailleurs remporté la Coupe du Monde de la FIFA 2018.

Sept ans plus tard, Nabil Fekir évoque cet épisode. Dans un entretien accordé au journal The Guardian et publié ce dimanche 14 août, il a affirmé avoir vécu des moments difficiles[1]Nabil Fekir: ‘I was a kid in Lyon who only thought about having fun on the pitch’, The Guardian. « Mon père est arrivé en France l'année avant ma naissance ; ma mère est algérienne, mais y est depuis plus longtemps. Chaque année ou presque, j'allais en Algérie. Je me sens Français et Algérien », a d'abord expliqué le joueur.

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Nabil Fekir ne regrette pas son choix des Bleus au détriment de l'Équipe nationale d'Algérie

« Certaines personnes ne comprennent pas qu'on peut avoir la double nationalité, qu'on peut aimer deux pays à la fois. C'était difficile pour moi. J'étais jeune. Beaucoup de gens disent de choisir la France, beaucoup disent l’Algérie. Finalement, j'ai choisi la France, mais ce furent des moments très, très durs. C'est la vie. Je ne regrette rien de ce que j'ai fait », a-t-il ajouté.

Le milieu offensif de Séville avoue cependant que son choix est resté en travers de la gorge de son père. « Il ne voulait pas cela. C'est normal. Je comprends parfaitement cela. Il a toute sa famille là-bas, il a grandi là-bas. Toute sa vie est là-bas. Ça lui a fait un peu mal quand j'ai choisi la France. Mais c'est la vie ; il y a des décisions, et c'était la mienne. Je prends mes responsabilités », explique Fakir, qui n'est plus appelé en équipe de France depuis belle lurette.