L’ancien Premier ministre Noureddine Bedoui est rattrapé par des affaires de corruption qui remontent au temps où il assumait les fonctions de wali à Constantine. Selon des sources médiatiques, l’ancien Premier ministre du président déchu Abdelaziz Bouteflika a été placé, ce mardi 23 août 2022 sous mandat de dépôt par la Chambre d’accusation près la Cour d’Alger.  

Noureddine Bedoui, poursuivi par la justice dans des affaires liées à la corruption et au trafic du foncier du temps où il était wali à Constantine, est placée sous mandat de dépôt par la chambre d’accusation près la Cour d’Alger, a indiqué le quotidien Echorouk[1]إيداع الوزير الأول الأسبق نور الدين بدوي الحبس المؤقت, Echorouk Online ce mardi. La Cour d’Alger a procédé à l’occasion à la levée du contrôle judiciaire prononcé contre Bedoui par le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed, ajoute la même source.

Nouredine Bedoui poursuivi pour des affaires liées à la corruption

Celui qui était le dernier Premier ministre du défunt président déchu Abdelaziz Bouteflika passera sa première nuit en prison. Noureddine Bedoui est poursuivi pour des affaires de corruption liée à l’abus de pouvoir, à la dilapidation de deniers publics et à l’obtention d’indus avantages. Des accusations qui remontent au temps où il occupait les fonctions de wali de Constantine entre 2010 et 2015.

Placé sous contrôle judiciaire depuis septembre 2021, Noureddine Bedoui était appelé à se présenter régulièrement devant le juge d’instruction de la troisième chambre du pôle pénal économique et financier près le tribunal de Sidi M’hamed à Alger. Selon Echorouk, le juge d’instruction en charge de l’affaire a décidé dimanche dernier de maintenir Noureddine Bedoui sous contrôle judiciaire et de lui retirer son passeport.

L’ancien wali de Constantine est poursuivi dans plusieurs affaires, notamment « l’octroi de marchés de gré à gré a des entrepreneurs sans le respect des règles », « pillage et détournement illégal du foncier », « octroi de foncier industriel de manière contraire aux règlements et à la législation au profit de certains investisseurs fictifs », indique la même source.