Le procès de l’affaire de vol et recel de téléphones portables acheminés vers l’Algérie s’ouvrira lundi 12 septembre, à Rennes, dans le nord-ouest de la France. C’est ce qu’a annoncé le journal Ouest-France, qui rappelle que des stewards d'Air Algérie, au nombre de quatre, sont accusés de complicité dans cette affaire qui a défrayé la chronique des deux côtés de la Méditerranée.

Il importe de rappeler ce qui avait donné encore plus d'ampleur à cette affaire, l’élevant au rang de "scandale" ; parmi les quatre stewards mis-en-cause figure le neveu d’un sénateur, alors en exerce. Tout a commencé durant l’été 2020, quand des citoyens ont signalé le vol de plusieurs téléphones portables et de bijoux au centre-ville de la cité normande. Débuta alors une enquête dont les conclusions sont, le moins que l’on puisse dire, ahurissantes.

"Au moins 600 téléphones mobiles haut de gamme ont ainsi été exportés entre décembre 2020 et février 2021, générant un profit de plusieurs dizaines de milliers d’euros par mois, a alors annoncé le procureur de la République près le parquet de Rennes durant une conférence de presse. La même source a affirmé que les vols étaient commis "par des mineurs ou jeunes majeurs étrangers en errance" et que les appareils en question étaient acheminés vers l’Algérie.

Les quatre stewards d'Air Algérie cités sous le coup de mandats d’arrêt

Jusque-là, les faits ont semblé plutôt banals. Mais quand les stewards d’Air Algérie ont été cités, l’affaire a pris plus d’ampleur. En effet, pour acheminer les objets volés vers la rive sud de la Méditerranée, le concours des employés de la compagnie aérienne algérienne était nécessaire, selon les enquêteurs qui se sont occupés de cette affaire.

En plus des agents du transporteur national, Ouest-France a, en outre, évoqué la complicité de voyageurs et d’un douanier dans l’affaire. Au total, rapporte le journal, onze prévenus sont appelés à comparaître devant le Tribunal correctionnel de Rennes. La même source a noté que les quatre stewards, qui sont sous le coup de mandats d’arrêt, devraient être absents.