Le trafic aérien bat son plein depuis quelques mois entre l'Algérie et la France. L'activité a repris de plus belle sur cette ligne très sollicitée de part et d'autre. Le rythme d'avant la crise sanitaire n'a cependant pas été encore atteint. La raison ? Les autorités algériennes n'ont pas encore donné leur feu vert pour augmenter le nombre de fréquences.

Les compagnies aériennes desservant les deux pays n'attendent, en fait, que l'autorisation du gouvernement algérien pour relever la cadence de leurs vols. Il est clair que les différents pavillons activant sur cette route n'ont nullement le droit de procéder à leur guise et d'augmenter ou de baisser le nombre de leur dessertes. Sept compagnies aériennes opèrent entre les deux pays. Cinq du côté français, à savoir Air France, sa filiale Transavia, ASL Airlines, Vueling et Volotea ainsi qu'Air Algérie et Tassili Airlines, côté algérien.

Le trafic aérien entre l'Algérie et la France régi par un accord conclu en 2006

Les compagnies aériennes sont en effet soumises à un accord relatif au service du transport aérien conclu en 2006 entre Alger et Paris. "Les programmes du ou des transporteurs aériens désignés d'une Partie contractante sont soumis pour approbation aux autorités aéronautiques de l'autre Partie contractante", indique ainsi cette loi dans son article 15.

"Lesdits programmes sont communiqués trente (30) jours au moins avant la mise en exploitation et précisent, en particulier, les services réguliers, leur fréquence, les types d'aéronefs, leur configuration et le nombre de sièges à la disposition du public. Ce délai de trente (30) jours peut, dans certains cas, être réduit, sous réserve d'accord entre les autorités aéronautiques des deux Parties contractantes", peut-on lire encore dans le même article.

Nombre de fréquences : Ce que stipule la loi

Le ministre français de la transition écologique, chargé du Transport a indiqué que toute augmentation du nombre de vols se sait d'une manière paritaire entre les deux pays. "Les autorités françaises et algériennes échangent sur les modalités de la mise en œuvre de cette annonce avec l'objectif de revenir dans de meilleurs délais à l'application de l'accord aérien", a expliqué le membre du gouvernement français au magazine Jeune Afrique qui s'est étalé sur le sujet le 20 septembre dernier. La loi en question comporte en somme plus de vingt articles qui organisent les relations entre les deux rives de la Méditerranée, dans ce domaine.

Par ailleurs, il y a lieu de savoir aussi que les tarifs pratiqués sont fixées par les compagnies aériennes elles-mêmes. Mais, elles sont soumises à l'approbation des autorités aéronautiques des pays concernés. Ces compagnies peuvent donc être rappelées à l'ordre si les prix pratiqués sont jugés notamment excessivement chers ou trop bas.