Selon le célèbre rapport annuel Global Wealth du Crédit Suisse, « la part de richesse des 1 % les plus riches du monde a augmenté pour la deuxième année consécutive pour atteindre 45,6 % en 2021, contre 43,9 % en 2019 ». Aussi, précise le rapport, « le club des millionnaires en dollars des États-Unis a accueilli 5,2 millions de membres supplémentaires en 2021 », tandis que leur nombre total « atteignait 62,5 millions de personnes dans le monde à la fin de la même année ».

Cette croissance de 9%, ajoutent les rédacteurs du rapport, est légèrement supérieure à l’augmentation de 8,4 % de la richesse par adulte, mais est en deçà de la hausse de 9,5 % de la richesse moyenne. Ainsi, le nombre de personnes très fortunées (UHNW) a augmenté à un rythme bien plus rapide et s’est accru de 21 % en 2021. Et c’est aux États-Unis que le nombre de personnes UHNW a le plus augmenté (30'470), suivis par la Chine (5200). « Le nombre de personnes UHNW a également augmenté de plus d’un millier en Allemagne (1750), au Canada (1610) et en Australie (1350) », précise encore le rapport Global Wealth[1]Global Wealth Report 2022, Crédit Suisse.

Global Wealth Report : les ménages plus riches en 2021

Selon le même rapport, « la richesse mondiale a augmenté à un rythme soutenu pour atteindre, aux taux de change en vigueur, le montant total de 463'600 milliards de dollars à la fin de l’année 2021, soit une hausse de 9,8% ». « La richesse par adulte a augmenté de 8,4 % et s’élève désormais à 87'489 USD. Abstraction faite des mouvements des taux de change, la richesse mondiale totale a augmenté de 12,7 % en 2021, ce qui correspond au taux de croissance annuel le plus élevé jamais enregistré. Cependant, des facteurs tels que l’inflation, l’augmentation des taux d’intérêt et la baisse des prix des actifs pourraient infléchir cette croissance impressionnante en 2022 », précise le rapport du Crédit Suisse.

« Cette augmentation est due à la hausse généralisée du prix des actions et de l’environnement favorable créé par les mesures prises en 2020 par les banques centrales pour réduire les taux d’intérêt, qui ont cependant engendré des pressions inflationnistes », est-il expliqué. Cependant, « les hausses des taux d’intérêt en 2022 ont d’ores et déjà eu une incidence négative sur le prix des obligations et des actions, et sont également susceptibles d’entraver les investissements dans les actifs non financiers >.  Et d’ajouter : « L’inflation et des taux d’intérêt plus élevés pourraient ralentir la croissance de la richesse des ménages à court terme, même si le produit intérieur brut (PIB) nominal augmente au rythme relativement rapide prévu pour cette année ».

Richesse mondiale en 2021 : l’Afrique participe peu à la croissance

Toutes les régions du monde, précise Global Wealth, ont contribué à la hausse de la richesse mondiale, mais l’Amérique du Nord et la Chine ont été les plus grands contributeurs ; l’Amérique du Nord étant responsable d’un peu plus de la moitié de l’augmentation et la Chine d’un quart. « En revanche, l’Afrique, l’Europe, l’Inde et l’Amérique latine n’ont représenté ensemble que 11,1 % de la croissance de la richesse mondiale. Ce chiffre peu élevé reflète une dépréciation généralisée par rapport au dollar américain dans ces régions. En pourcentage, l’Amérique du Nord et la Chine ont enregistré les chiffres de croissance les plus élevés (environ 15 % chacune), tandis que la croissance de 1,5 % en Europe a été la plus faible de toutes les régions, et de loin », détaille le rapport Global Wealth.

References

References
1 Global Wealth Report 2022, Crédit Suisse