La conjoncture économique mondiale actuelle est favorable à l'économie algérienne. La hausse des prix des hydrocarbures est une aubaine pour faire des réajustements financiers pour cette économie. La monnaie nationale a profité de cette embellie financière. Le dinar est en hausse ces dernières semaines. Cette tendance haussière va encore perdurer, selon le chef de l'État. En effet, dans son discours lors de l'ouverture de la rencontre annuelle gouvernement-walis, organisée au Palais des nations, à l’ouest d’Alger, Abdelmadjid Tebboune a déclaré : « nous avons commencé la bataille pour augmenter la valeur du dinar ».

Cette déclaration a le mérite d'être claire. L'État va soutenir la monnaie nationale. « Tous nos indicateurs ne sont plus au rouge, ils sont au vert ou vont passer au vert. Il y a un travail qui se fait. Aujourd’hui, la Banque mondiale reconnait que nous avons commencé la bataille pour augmenter la valeur du dinar et qu’il existe des signes positifs allant dans ce sens. C’est l’une de nos batailles et le parcours est encore long. Il faut sortir de la catastrophe économique et financière dans laquelle nous étions auparavant », affirme le chef de l'État.

Algérie : La planche à billets a fait exploser l'inflation

Tebboune reconnait donc que la " bonne santé" de la monnaie nationale n'est pas juste le fruit d'une conjoncture. La hausse du dinar est également due à une décision politique des autorités financières du pays. Le Chef de l'État confirme donc que la stratégie du gouvernement s'appuie entre autres sur la valorisation de la monnaie nationale pour faire face à l'inflation galopante.

Par ailleurs, Abdelmadjid Tebboune est revenu sur les politiques financières antérieures de l'Algérie. Il a fustigé le recours à la planche à billets sans contrepartie en raison du risque inflationniste et de la dégradation de la valeur du dinar. « Nous sommes en train d’absorber les effets négatifs de l’inflation et de consolider la valeur du dinar. Cela a une conséquence positive sur le pouvoir d’achat du citoyen ». Cependant, il faut souligner que le dinar a besoin d'une économie variée pour se consolider. L'Algérie, qui dépend exclusivement des recettes pétrolières, pourrait se retrouver dans une situation difficile dans le cas de l'effondrement des prix des hydrocarbures.