Un Franco-Algérien se trouve au cœur d'une grave affaire impliquant le président du club sportif français du Paris Saint-Germain. Nasser al-Khelaïfi est gravement accusé dans ce qui s'apparente à un scandale, révélé par le journal Libération à travers une enquête publiée ce jeudi 29 septembre.

Selon les révélations du journal, le Franco-Algérien Tayeb B., âgé de 41 ans, entrepreneur en son état, a été incarcéré en Qatar depuis 2020 après qu'il ait menacé le président de PSG avec des documents compromettants pour lui et pour son entourage immédiat. Certains de ces documents concernent la prochaine Coupe du Monde de la FIFA et seraient des preuves de corruptions des Qataris pour obtenir l'organisation de cette compétition.

L'entrepreneur algérien aurait fait chanter le boss du PSG pour lui soutirer de l'argent, le menaçant de divulguer lesdits documents. Le Qatari aurait alors opté pour la manière forte. De proches collaborateurs du président du club parisien ont ainsi arrêté et emprisonné le Franco-Algérien en 2020. Celui qui réside à Doha depuis 2019 a été incarcéré dans la prison Salwa Road, dans des conditions lamentables. Il a dû subir plusieurs sévices exercés par ses bourreaux qui voulaient obtenir coûte que coûte les documents.

Le président du PSG et le Qatar gravement accusés

Sa femme, qui se trouvait en Algérie et qui a été contactée sur le sujet, faisait d'incessants aller-retour entre l'Algérie et le Qatar. Elle remettait graduellement les documents réclamés. Les Qataris voulaient surtout s'assurer que les informations – contenues pour la plupart dans des clés USB – n'aient pas fuité. L'épouse du détenu, qui a été interdite de contacter la police française, a été conseillée d'engager un avocat du barreau de Paris. C'est grâce à ce dernier que l'affaire a été résolue.

Il aurait en effet entrepris des négociations avec les Qataris, dont le président du PSG Nasser al-Khelaïfi. Les négociations ont abouti à la remise de la dernière pièce des documents compromettants. L'entrepreneur algérien a été libéré le 1er novembre 2020 après plus de 9 mois de détention, lui qui a été appréhendé le 13 janvier de la même année ; selon toujours la même source[1]Nasser al-Khelaïfi, clés USB et détention arbitraire: les méthodes sulfureuses du Qatar pour protéger ses secrets, Libération.