La polémique autour de Belaïli prend des proportions inédites. Après un départ frôlant le scandale du Stade brestois 29, c'est la presse qatarie qui s'est attaquée à lui en des termes très virulents. Exaspéré, l'international algérien a décidé de répondre et aux uns et aux autres. Et c'est via la Fédération algérienne de football qu'il l'a fait.   

En effet, dans un communiqué publié dans la soirée du dimanche 2 octobre sur le site de FAF, Youcef Belaïli a répondu aux rumeurs sur des comportements qui nuisent fortement à son image et risquent de compromettre sérieusement son avenir[1]Youcef Belaïli : de folles révélations et une grosse polémique. Assurant que sa séparation avec le Stade brestois 29 est « intervenue dans un cadre tout à fait normal et dans le respect du cadre contractuel », il a accusé ouvertement « certains de vouloir salir son image ».

L'international algérien a nié en bloc les accusations « d'actes répréhensibles » dont il a fait l'objet, disant les avoir « battus en brèche, preuves à l'appui ». Revenant à sa carrière, qui n'est pas des plus stables, il a estimé qu'elle est ce qu'il y a du plus normal. « Ce n'est pas la première fois que ma carrière connaît un changement de trajectoire, sachant que c'est le propre de tout footballeur », a-t-il écrit.

Belaïli : « j'ai toujours du respect aux clubs où j'ai évolué »

Belaïli est aussi revenu sur la récente campagne de dénigrement que la presse qatarie a menée contre lui[2]Youcef Belaïli persona non grata au Qatar. « En effet, après avoir déformé, il y a quelques mois, mes paroles pour se discréditer aux yeux de cette même opinion, voilà que certains en profitent encore une fois en m'attribuant d'autres déclarations en réponse, soi-disant, à des attaques de la presse qatarie », écrit l'international algérien. Dans le même ordre d'idées, il a affirmé qu'il a toujours eu « du respect aux clubs où il a évolué, à leurs supporters ainsi qu'à leurs dirigeants ». « Il en est de même pour le peuple qatari à qui je voue également respect et gratitude pour l'accueil chaleureux et l'intérêt dont j'ai toujours bénéficié », conclut-il.

Rupture avec le Stade brestois 29 : une affaire de « famille »

Technicien d'une rare habilité qui peut beaucoup donner encore, Belaili se voit traîné dans la boue. Mais peut-être que son comportement – sans vouloir complètement l'excuser – est lié à une situation qu'il a du mal à supporter. Le Stade brestois 29, par la voix de son directeur sportif, Grégory Lorenzi, avait d'ailleurs expliqué de manière succincte les raisons de ce départ précipité.

« Youcef ressentait un mal-être au quotidien, en étant notamment éloigné de sa famille. Il lui était donc difficile de continuer sur cette voie-là. Pour son équilibre au quotidien et le bien du groupe, nous avons convenu de mettre un terme à notre collaboration », avait en effet déclaré Grégory Lorenzi. « En réalité, l'ailier algérien était privé de sa femme, mais aussi de ses enfants depuis juin, ces derniers n'ayant pas pu obtenir un visa afin de l'accompagner dans son aventure française. Une raison personnelle qui a donc motivé Belaïli à quitter Brest pour les rejoindre », a également expliqué le Nabil Djellit, journaliste à France Football.