La présidente du Parti de l'équité et la proclamation (PEP), Naïma Salhi, n'en finit pas avec ses déboires judiciaires. En effet, après avoir été placée en liberté provisoire par le juge d'instruction du tribunal de Cheraga, à Alger, dans une affaire de diffamation, racisme et mise en danger de la vie d'autrui au début du mois de février, l'ex-députée de Boumerdès risque deux ans de prison ferme. 

Le procureur de la République près le tribunal de Cheraga, à l’ouest d’Alger, a requis, le 9 novembre, deux ans de prison ferme à l’encontre de Naima Salhi. Le verdict est prévu pour le 16 novembre prochain. C'est ce qu'a affirmé Aouicha Bekhti, avocate de la défense de Mourad Amiri, ancien fonctionnaire au ministère de l’Intérieur, auteur de la plainte pour « propos diffamatoires » contre Naima Salhi. Le parquet a également requis une amende de 100 000 dinars à l’encontre de cette ex-députée.

Il faut rappeler que Naima Salhi est poursuivie pour plusieurs chefs d'inculpation. L'ex-députée d'obédience islamiste avait appelé les dirigeants de l'époque à licencier le jeune Mourad Amiri, en proférant de graves accusations contre lui. Longtemps après le dépôt de plainte, Naïma Salhi a été convoquée au tribunal de Cheraga et auditionnée à deux reprises par un juge d'instruction. Ce dernier a décidé de la mettre en liberté provisoire, visiblement pour lui permettre de circuler librement, puisque s'il l'avait placée sous contrôle judiciaire, elle devrait remettre tous ses documents de voyage et se rendre régulièrement au tribunal pour signer un procès-verbal.

Il faut également souligner que Naima Salhi devrait toutefois faire face à plusieurs plaintes déposées contre elle par des citoyens et autres avocats. Le procès de ce mercredi est le premier d’une série à laquelle elle sera confrontée. Parmi ces procès Naïma Salhi est déjà impliquée dans une affaire judiciaire, après une plainte déposée par deux avocats et un journaliste en raison de ses propos jugés racistes envers la Kabylie et les Kabyles. En effet, les avocats Sofiane Dekkal et Kader Houali et le journaliste Salim Chaït ont déposé plainte contre la présidente du parti islamiste PEP pour incitation à la haine raciale et appel au meurtre.