La Banque africaine de développement (BAD) a publié, en cette fin du mois de novembre 2022, son premier rapport sur l'indice d'industrialisation en Afrique, qu'elle a élaboré en coordination avec l'Union africaine (UA) et l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel. L'on y trouve le classement des pays africains les plus industrialisés, qui s'est appuyé sur plusieurs indicateurs.

En effet, la BAD, l'UA et l'ONUDI ont publié avec leur rapport de 2022 un Top 20 des pays d'Afrique les plus industrialisés, selon 19 critères liés à la performance, aux déterminants directs et aux déterminants indirects. Globalement, ces critères portent sur les performances manufacturières, le capital, la main-d'œuvre, l'environnement des affaires, les infrastructures et la stabilité macroéconomique.

C'est ainsi que le Top 20 des pays les plus industrialisés en Afrique montre une tendance globale d'industrialisation du continent noir. Il place l'Algérie à 11e place de ce classement, avec 0,5978 point, loin derrière l'Afrique du Sud qui caracole en tête du classement avec 0,8404 point. La dépendance de l'Algérie aux hydrocarbures explique ce classement peu reluisant du pays dont les dirigeants devraient impérativement créer un tissu économique large et fort pour espérer remonter au classement.

L'Afrique du Sud, le Maroc, l'Égypte et la Tunisie en tête du classement

À noter que c'est le Maroc qui est 2e de ce classement de la BAD avec 0,8327 point. Et c'est l'Égypte qui complète le podium avec 0,7877 point, suivie de près par la Tunisie (avec 0,7714) comme le 4e pays africain le plus industrialisé. En dehors de ces 4 premiers classés, l'Algérie est devancée dans ce classement par six autres pays, en l'occurrence l'île Maurice, l'Eswatini, le Sénégal, le Nigeria, le Kenya et la Namibie.

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Selon les auteurs de ce rapport, l'un des grands enseignements à retenir est que « les pays les plus performants ne sont pas nécessairement ceux dont l'économie est la plus importante, mais ceux qui génèrent la plus forte valeur ajoutée manufacturière par habitant, avec une proportion importante de produits manufacturés destinés à l'exportation ». C'est aussi un rapport censé appeler les États à remettre la question de l'industrialisation au centre des politiques économiques.