Les graves débordements qui ont eu lieu en Belgique après la victoire de l'équipe de football du Maroc contre la sélection de Belgique sont susceptibles de connaître des rebondissements inattendus qui risquent de faire mal parmi la communauté marocaine de Belgique. C'est que les politiciens se sont mêlés de ces incidents qui avaient défrayé la chronique, notamment à Bruxelles et à Anvers.

L'on se rappelle qu'à l'issue du match qui a opposé le Maroc à la Belgique, à l'occasion de la 2e journée du 1er tour de la Coupe du monde de la FIFA Qatar 2022, des centaines de supporters marocains sont descendus dans les rues de Bruxelles pour « fêter » la victoire de leur équipe nationale. Mais ce sont surtout des débordements ont été enregistrés, notamment quand de jeunes casseurs ont dégradé du matériel urbain ou ont affronté violemment les forces de l'ordre – l'on se rappellera de l'image de cette voiture renversée en pleine rue.

Ces événements, qui rappellent la célébration en France par les supporters algériens de la victoire des Fennecs en finale de la coupe d'Afrique des nations en 2019 ou – plus récemment – lors de la victoire de l'équipe d'Algérie A' en Coupe arabe de la FIFA, ont fait sortir de leurs gonds les personnalités politiques du belges. Mais cette fois, des propositions radicales ont été faites par un parti politique qui affirme vouloir décourager ce genre de dérapages.

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En effet, le Mouvement réformateur (MR), un parti libéral, a présenté un plan pour que les graves incidents du 27 novembre ne restent pas impunis et n'encouragent pas les jeunes à reproduire des comportements similaires. Intitulé « Sécurité Justice », le plan du MR prévoit des sanctions contre les fauteurs de troubles et leurs parents s'ils sont mineurs.

En fait, l'un des députés de l'Assemblée belge, Denis Ducarme, pense clairement qu'il « faut casser les casseurs ». Comment doit-on procéder pour casser ces casseurs ? Pour lui, « il faut les frapper là où ça fait mal ». En d'autres termes, les coups doivent viser la poche de l'individu ou son compte bancaire. Soutenu par de nombreux cadres du parti, notamment des députés et autres ministres et bourgmestres, le président du MR, Georges-Louis Bouchez, propose carrément la suspension des allocations sociales que perçoivent certains casseurs récidivistes.

« Il est logique que les moyens utilisés par l'État ne soient plus attribués aux parents qui ont failli dans la gestion de leurs enfants », explique le responsable politique, qui estime aussi que ces sanctions devraient punir les personnes qui ne respectent pas le drapeau et l'interdiction de certaines manifestations. Pour lui, la Belgique devrait faire comme la France, qui a modifié le Code pénal pour y intégrer un système de comparution immédiate.