La tenue traditionnelle féminine de l’Est algérien peut être inscrite très prochainement sur la liste représentative du patrimoine immatériel de l’humanité. En effet, une proposition allant dans ce sens « est prévue avant le 31 mars prochain ». C’est ce qu’a déclaré, le 6 décembre 2022, le directeur du Centre national de recherche préhistorique, anthropologique et historique (CNRPAH), Slimane Hachi.

S’exprimant lors d’une rencontre avec la presse nationale, organisée au palais de la Culture Moufdi-Zakaria, pour présenter le dossier qui a récemment consacré le Rai, « chant populaire d’Algérie » sur la liste représentative du patrimoine immatériel de l’humanité, Slimane Hachi a annoncé qu’un « dossier colossal sur la "Tenue traditionnelle féminine de l’Est algérien", dans toutes ses variantes locales est en préparation ».

Pour ce faire, a ajouté le directeur du CNRPAH, « une journée d’étude sera organisée le 15 décembre prochain à Constantine, où plusieurs experts interviendront, entre autres, sur les aspects historique et anthropologique de la tenue traditionnelle féminine de l’Est algérien et la structuration de ce nouveau dossier qui sera déposé avant le 31 mars 2023 ».

D’autres genres de musiques algériennes seront proposés à l'inscription au patrimoine immatériel de l'humanité

Cette journée d’étude sera appuyée par une exposition de plusieurs tenues de différentes localités de l’Est algérien, certaines d’entre-elles datant du XVIIe siècle, soigneusement préservées par des particuliers. Rappelant la dizaine d’éléments déjà inscrits par l’UNESCO au patrimoine immatériel de l’humanité, le directeur du CNRPAH a évoqué « la possibilité de travailler sur d’autres propositions conjointes d’éléments communs, à l’échelle maghrébine, arabe, africaine et méditerranéenne ».

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D’un autre côté, et après la consécration du raï comme « Chant populaire d’Algérie », Slimane Hachi a, dans le même élan, déclaré que « d’autres genres de musiques traditionnelles, appartenant à l'Algérie, allaient être proposés à l’inscription ». De son côté, la directrice de la conservation et de la restauration du patrimoine au ministère de la Culture et des Arts, Nabila Cherchali, a souligné qu’il était désormais « nécessaire de mettre davantage en valeur » le raï par « l’organisation d’ateliers de formation et la prise en charge de projets d’enregistrements ».