Pétrole : Voici pourquoi les prix ont chuté

L'économie mondiale est traversée par plusieurs craintes. La croissance n'est pas au rendez-vous et l'inflation prend des proportions alarmantes. Les perspectives de cette économie sont pessimistes, selon plusieurs institutions financières et bancaires. Cette situation impacte durement le secteur des hydrocarbures. En effet, les prix du pétrole ont encore chuté dans un climat des affaires morose.

Ce lundi 24 avril, le baril de Brent, référence du pétrole algérien, a connu une nette baisse. Il est cédé à 81,09 USD le baril. De son côté, le brut américain West Texas Intermediate a connu une baisse plus importante et est cédé à 77,60 USD le baril. Ainsi, le pétrole a perdu la marge qu'il avait gagnée à la suite de l'annonce de réduction volontaire de la production de plusieurs membres de l'OPEP+. Il reprend ses valeurs d'avant cette annonce, dont les effets se sont estompés.

Ce recul des prix est dû aux inquiétudes concernant la hausse des taux d'intérêt aux USA et également au ralentissement de la croissance économique. Ces deux facteurs ont largement entamé les attentes d'une reprise de la demande cette année. En effet, en Amérique l'économie stagne. En Chine, la demande n'a pas atteint les niveaux attendus. Cette locomotive de la demande sur le pétrole peine à passer à la vitesse supérieure. Sur le continent européen également la crise s'installe dans la durée.

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L'activité manufacturière mondiale donne des signaux mitigés. Ce qui a largement déstabilisé les marchés, avec des lectures pour le Royaume-Uni et la zone euro montrant un déclin soutenu de cette activité. Cependant, cette activité manufacturière a connu une croissance plus importante que prévu en avril aux États-Unis. Ce qui fait dire aux analystes que cela pourrait alimenter l'inflation.

En conclusion, les marchés pétroliers sont les premières victimes de la situation économique actuelle. Les conflits géopolitiques, les nouvelles alliances stratégiques entre États font que ce marché résiste encore. Les prix ne se sont pas effondrés, en effet, en raison d'une organisation des pays producteurs qui reste soudée et cohérente, contrairement à ce qui se passait par le passé.


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