Chute des prix du pétrole : L'OPEP accuse l'AIE

Les marchés pétroliers sont instables ces derniers jours. Les cours du pétrole ont subi de grosses pertes, alors que plusieurs pays ont décidé de réduire leurs productions. Plusieurs facteurs sont à l'origine de ce recul des prix. Ce samedi 29 avril, les prix sont revenus à leur niveau de la mi-mars. Le baril de Brent, référence du pétrole algérien, a connu une légère hausse. Il est cédé à 80,26 USD le baril. Le brut américain West Texas Intermediate a également connu une légère hausse. Il  est cédé à 76,63 USD le baril.

Ces légères hausses ne compensent cependant pas les pertes de l'or noir ces derniers jours. Des pertes dues surtout à la situation de l'économie mondiale et aux craintes des investisseurs. C'est dans ce contexte que l'organisation des pays producteurs de pétrole s'est exprimée. Selon le secrétaire général de cette organisation, la baisse des prix n'est pas seulement due aux facteurs économiques.

Le secrétaire général de l’OPEP, Haitham Al Ghais, a accusé à demi mots l’Agence internationale de l’énergie (AIE) d'être derrière cette baisse. Pour Haitham Al Ghais les déclarations de l'AIE ont largement contribué à cette chute. Le secrétaire général de l’OPEP appelle donc cette agence à être « très prudente » en évitant de décourager les investissements dans l’industrie pétrolière, vitale pour la croissance économique mondiale. Les commentaires de l'Agence internationale de l’énergie pourraient conduire à la volatilité du marché pétrolier à l’avenir, selon ce responsable de l'OPEP.

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Haitham Al Ghais, considère que les analyses qui consistent a rendre le pétrole responsable de l'inflation sont « erroné et techniquement incorrectes ». Il affirme que les appels répétés de l’AIE à cesser d’investir dans le pétrole conduiraient à la volatilité du marché.

Ces déclarations interviennent en réponse à l’interview accordée par le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie, Fatih Birol, à Bloomberg. Le directeur de l'AIE a déclaré que l’OPEP devrait réfléchir à ne pas faire monter les prix du pétrole, car cela se traduirait par une économie mondiale plus faible. Une recommandation rejetée en bloc pas le secrétaire général de l'OPEP qui a déclaré que « si quelque chose peut conduire à la volatilité future, ce sont les appels répétés de l’AIE à cesser d’investir dans le pétrole, sachant que toutes les perspectives fondées sur des données envisagent le besoin de plus de ce précieux produit pour alimenter la croissance économique mondiale et la prospérité dans les décennies à venir, en particulier dans le monde en développement ».


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