Vers une fin de semaine déterminante pour les prix du pétrole

L'économie mondiale traverse une zone de morosité. Les doutes se sont installés chez les investisseurs et le spectre d'une récession n'est pas écarté. Cette situation a durement impacté les marchés pétroliers. Les prix du pétrole continuent à chuter, et ce, malgré l'entrée en vigueur de la décision de certains pays de réduire leur production. Ce mardi 2 mai, les prix sont très bas. Le baril de Brent, référence du pétrole algérien, est cédé à 78,97 USD le baril. Le brut américain West Texas Intermediate s'est également effondré. Il est cédé à 75,27 USD le baril.

Les prix du pétrole sont donc descendus à leurs niveaux d'avant la décision de réduction de la production de plusieurs pays membres de l'OPEP. Des prix qui risquent encore du chuter, au vu de la situation économique mondiale, mais également en raison de l'imminence d'une hausse des taux d'intérêt par la Réserve fédérale américaine (Fed) et celle de la Banque centrale européenne (BCE). Des décisions qui parviendront respectivement le 3 et 4 mai prochains.

Ainsi, les attentes d'une relance économique chinoise n'ont pas été fructueuses. La croissance de l'activité des usines en Chine a faibli en avril, en raison d'une demande internationale plus faible et d'une reprise post-Covid qui tarde à venir. Cette situation confirme les craintes de récession, qui sont le principal facteur qui dicte actuellement l'orientation des prix du pétrole brut, selon plusieurs experts dans le domaine. Pour les jours et mois à venir, les prévisions ne sont pas optimistes. Les investisseurs sont dans l'expectative. Ils attendent jusqu'à ce qu'il devienne clair qu'une récession importante sera évitée et que la croissance de la demande mondiale de pétrole ne sera pas freinée. Cependant, rien n'est sur. Le climat des affaires est morose, les craintes bancaires sont arrivées pour compliquer la situation des marchés pétroliers.

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Cependant, la détermination des membres de l'OPEP, une organisation qui est devenue plus solide qu'avant, devra peser dans la balance. La volonté de cette organisation à maintenir une emprise sur l'approvisionnement en pétrole devra payer dans quelques semaines, étant donné que les analystes s'attendent à une hausse de la demande.


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