Interdiction de l'abaya et du qamis en France : Elisabeth Borne au secours de Gabriel Attal

Interdiction de l'abaya en France

En France, c'est la rentrée politique. Cette rentrée est marquée par une nouvelle polémique concernant l'interdiction de l'abaya et du qamis, des habits considérés par le ministre de l'Education comme une atteinte à la laïcité et un symbole religieux. Pour les opposants à cette décision, ces habits ne sont qu'« une mode vestimentaire » qui n'est pas un signe religieux musulman. 

La polémique prend donc de plus en plus d'ampleur. Des voix s'élèvent contre cette mesure jugée stigmatisante pour une partie de la population qui est montrée du doigt à chaque occasion. C'est dans ce contexte que la Première ministre Elisabeth Borne vient à la rescousse de son ministre de l'Education. De passage sur les ondes de RTL, ce dimanche 3 septembre,  la Première ministre a répondu notamment aux "Insoumis".

L'interdiction de l'abaya n'est pas stigmatisante, selon Elisabeth Borne

Pour la Première ministre, ceux qui se sont exprimés contre la décision du ministre de l'Education Gabriel Attal font des « tentatives de provocation » et de « manipulation » sur la question. Elle a notamment visé La France insoumise . « Je vois bien qu'il y a de la manipulation et des tentatives de provocation de la part de certains. Je pense notamment à LFI», a-t-elle déclaré. Cependant, pour récuser les arguments des opposants, Elisabeth Borne a tenu à être rassurante. « Je veux dire les choses très clairement : il n'y a aucune stigmatisation. Chacun de nos concitoyens, quelle que soit sa religion, a toute sa place dans notre pays », a-t-elle affirmé.

Elisabeth Borne confirme donc que son gouvernement considère ces habits comme signes religieux et martèle qu' « il y a un principe, c'est la laïcité. Et il y a une loi qui interdit le port de tout signe ou tenue par lequel un élève manifeste son appartenance à une religion. C'est la loi qui doit s'appliquer à tous et nous veillerons à ce qu'elle soit bien appliquée ».

Il faut cependant souligner que l'avis du gouvernement n'est pas partagé par une partie de la classe politique. Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, avait exprimé sa « tristesse de voir la rentrée scolaire politiquement polarisée par une nouvelle absurde guerre de religion entièrement artificielle à propos d’un habit féminin ». « À quand la paix civile et la vraie laïcité qui unit au lieu d’exaspérer ? », s’est-il interrogé sur X.

De leur côté, les religieux se sont mêlés au débat. Le Conseil français du culte musulman (CFCM) estime que l'abaya « une mode vestimentaire » n'est pas un signe religieux musulman. Le port de cet habit féminin est « plus ambivalent qu'un voile », selon le CFCM.

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