"Le petit blond de la Casbah" présenté en avant-première

Le cinéma, cet art si singulier, nous permet de voyager à travers le temps et l'espace. C'est aussi un moyen de revisiter son passé, revivre son enfance et dépasser les barrières. « Le petit blond de la Casbah », c’est le titre de la nouvelle production d’Alexandre Arcady. Il est l’adaptation du roman autobiographique portant le même titre et écrit aussi par Alexandre Arcady. Ce film qui retrace l'enfance de l'auteur a été présenté en avant-première au cinéma Morny de Deauville (Calvados).

Ce film parle de l'Algérie, « le pays de l’enfance, le pays de la nostalgie, le pays du soleil et le pays du cinéma », avait déjà déclaré le réalisateur. Il sort officiellement le 15 novembre dans les salles de cinéma. Le projet de faire un film de son roman est né pendant la période de confinement. Alexandre Arcady indique dans une interview accordée au site Actu.fr que "très curieusement, le silence du confinement m’a permis de me remémorer des sons et même des odeurs de la ville d’Alger. Et c’est à ce moment-là que j’ai eu envie de faire ce film. Et parallèlement, avec la naissance de mes petits-enfants, j’ai voulu leur raconter mon histoire. Lorsque je suis retourné à Alger, j’ai eu l’impression que tout partait comme du sable dans les mains ; c’est pour cela que j’ai voulu laisser une trace. D’ailleurs, j’ai dédié ce film non seulement à ceux qui ne sont plus, mais également à mes enfants et mes petits-enfants et j’espère que ce film contribuera à la transmission".

Le petit blond de la Casbah : L'Algérie toujours dans le cœur du réalisateur

Au fait, ce film est un véritable hymne à l'Algérie en général et la Casbah en particulier. L’histoire est on ne peut plus passionnante. En voilà un court résumé : par une froide journée de décembre 1960, l’acteur principal quitte cette Algérie heureuse où il vit le jour. Quarante ans après, l'envie lui est venue de revisiter son enfance au pied de la Casbah, de parcourir à nouveau ces rues étroites et tortueuses. Et c'est tout un univers à la napolitaine qui ressuscite sous nos yeux. Et les souvenirs qui reviennent à flot… Sourire aux lèvres, Alexandre Arcady se promène dans les souvenirs d'un petit garçon pas tout à fait comme les autres : le petit blond de la Casbah… Au 7, rue du Lézard, c'est le rendez-vous du bonheur, du rire et des larmes.

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C'est un film autobiographique. Le réalisateur déclare dans son interview qu' "en me promenant dans Alger, les souvenirs reviennent et je peux, plus facilement, faire revivre des moments de bonheur, de rires et de larmes de mon enfance algéroise. Redonner vie à mes proches avec des personnages réels, mais totalement cocasses. Ma grand-mère, Lisa, qui était énorme, mesurait 1m50 et passait ses journées allongée sur son lit. La voisine Pierrette qui était cartomancienne et qui avait une fille adoptive Josette. C’est, d’ailleurs, Josette qui m’a emmené pour la première fois au cinéma. Et après avoir vu, avec elle, mon premier film Jeux interdits ; l’envie de faire du cinéma ne m’a plus jamais quitté". Une vocation est donc née, après le Jour et la nuit de Yasmina Khadra porté sur les écrans par Alexandre Arcady, c'est autour d'un autre film, Le petit blond de la Casbah", toujours lié à cette Algérie qui a vu le réalisateur naitre, de voir le jour.


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