Immigration au Canada : Québec met en place de nouvelles exigences pour les travailleurs temporaires

Les Algériens sont nombreux à vouloir immigrer ces derniers temps. Après la France, le Canada est devenu une destination de prédilection pour ces Algériens qui veulent un autre cadre de vie. La province francophone du Québec est intéressée par les Algériens qui renforcent notamment sa main d'œuvre. Plusieurs formules sont donc mises en place pour permettre aux Algériens de travailler au Québec.

Concernant la formule de travailleurs temporaires, elle attire particulièrement les étrangers. En effet, il suffit d'avoir un contrat avec une entreprise canadienne pour pouvoir bénéficier d'un permis de travail. Ce sont des contrats qui sont de 2 à 3 ans de validité que ces entreprises proposent. À la fin de ces contrats, les travailleurs étrangers ont la possibilité de prolonger pour rester au Canada. Toutefois, la province du Québec tient à préserver sa particularité.

À l'annonce du gouvernement canadien de Justin Trudeau d'accueillir près de 1,5 million d'étrangers d'ici l'année 2025, le Premier ministre québécois François Legault a annoncé son opposition au projet du gouvernement fédéral. Les raisons de cette opposition sont les capacités d'accueil de la province, mais surtout la volonté d'accueillir que des immigrés francophones. C'est dans la même logique que le Québec exigera dorénavant que les travailleurs étrangers aient un certain niveau de connaissance du français au moment de renouveler leur permis, selon des médias québécois. Il s'agit notamment de ceux qui se sont installés avec un permis de travail temporaire.

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Les mêmes médias affirment que les immigrants temporaires qui sont déjà au Québec grâce à un permis de travailleur étranger temporaire devront démontrer un niveau de connaissance du français à l’oral, mais pas à l’écrit, au moment de faire leur demande de renouvellement, après trois ans. Ces nouvelles exigences ont fait l’objet de discussions corsées au sein du Conseil des ministres. Certains faisaient valoir qu’il ne serait pas possible d’enrayer le déclin du français sans prendre une telle mesure, alors que d’autres craignaient les répercussions que cela pourrait avoir dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre.

Toutefois, la publication des plus récentes données de Statistique Canada, selon lesquelles il se trouve 470.976 immigrants temporaires, toutes catégories confondues, au Québec à l’heure actuelle, a fait basculer le gouvernement du Québec. Il faut souligner que cette mesure ne s'appliquerait qu'aux personnes titulaires d'un permis de travailleur étranger temporaire (PTET). Les travailleurs de la production agricole seront par contre exclus.


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