Les allocations familiales et d'autres aides supprimées pour de nombreux sans-papiers

La droite française est passée à l'offensive concernant l'immigration. Les sénateurs de ce courant politique ont pris plusieurs décisions pour durcir les conditions d'accueil des nouveaux arrivants. En effet, lors du vote sur le nouveau projet sur l'immigration porté par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, les sénateurs ont profité pour mettre en place plusieurs dispositions pour rendre la vie dure aux immigrés sans-papiers.

Les sénateurs ont commencé par supprimer l'Aide médicale d'État (AME) et la remplacer par l'Aide médicale d'urgence (AMU). Ils ont également durci les conditions pour le regroupement familial et remis en cause le droit du sol concernant l'octroi de la nationalité française. La droite "républicaine" a également traité la question des aides sociales et a voté un amendement déposé par la Commission des lois dans le cadre de l’examen du projet de loi Immigration et intégration.

Cet amendement abonde dans le sens de la droite qui fait du rejet de l'immigration son crédo depuis plusieurs années. La droite au Sénat a, en effet, décidé de supprimer les allocations familiales et les APL pour les étrangers en France depuis moins de 5 ans. C'est la sénatrice du parti Les Républicains du Val-d’Oise, Jacqueline Eustache-Brinio qui a présenté cet amendement au nom de 39 députés de son parti. Il vise à conditionner à cinq années de résidence stable et régulière l’ouverture du droit aux prestations sociales non contributives.

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Immigration en France : Le texte doit être entériné par l'Assemblée nationale

La situation doit donc changer pour des milliers de sans-papiers, car désormais ils doivent justifier d'une présence plus longue sur le territoire français, alors que la législation actuelle conditionne les nouveaux arrivants sur le territoire français à 6 mois de présence pour toucher des allocations familiales avant au moins six mois. Les sénateurs de droite remettent donc en cause les allocations familiales, l’aide personnalisée au logement (APL), le droit opposable au logement ou encore la prestation de compensation du handicap.

Toutefois, il faut souligner que pour que ces dispositions deviennent effectives, l'Assemblée nationale doit les entériner. Or, cette Assemblée n'est pas dominée par la droite. Les débats sur ce projet de loi qui aura lieu le 11 décembre promettent donc d'être houleux, étant donné que la droite est allée plus loin que le gouvernement dans la politique de durcissement des conditions d'accueil des immigrés.


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