Pétrole : la cohésion de l'OPEP menacée par la chute des prix ?

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Le pétrole traverse une période de doute. Les prix de l'or noir sont dans une fourchette basse dans un climat économique marqué par le recul de la croissance des grandes économies mondiales. Cette chute des prix met l'Organisation des pays producteurs du pétrole et leurs alliés (Opep+) dans une situation difficile. La cohésion de cette organisation fait face au défi d'affronter la chute des prix et la volonté de certains pays africains d'augmenter leur production.

L'Opep+ est dans dans une position peu confortable. La réunion de cette organisation prévue le 26 novembre à Vienne concernant les quotas de production à appliquer en 2024, a été reportée au 30 novembre. Elle aura lieu en mode virtuel. L'Opep+ est donc devant un dilemme face aux différends apparus entre ses membres. Elle a comme principale mission d'assurer la continuité de la cohésion de l'organisation dans une conjoncture où la demande recule.

En effet, si pour certains grands producteurs, notamment l'Arabie Saoudite, il est important de réduire la production pour garder des prix à un niveau élevé, pour d'autres pays africains, il est nécessaire de produire plus. Ces deux visions opposées devront donc être aplanies avant la tenue de la réunion du 30 novembre qui promet d'être tendue.

Pétrole : l'Opep+ devant un test

Il faut dire que l'Opep fait face à de nouvelles données qui lui compliquent la tache. Le climat économique mondial est morose. Les stocks des Etats-Unis sont importants. Les tensions géopolitiques et la spéculation faussent les calculs des analystes de cette organisation.

Au préalable, l’alliance Opep+ viserait à prolonger ses réductions de production de pétrole, voire à limiter encore plus sa production en 2024. Déjà en juin 2023, certaines décisions ont été prises concernant les quotas. Des décisions qui ne sont pas du goût de certains pays africains qui veulent les remettre en cause. L'Opep+ a en effet décidé d’augmenter le quota des Emirats arabes unis, d’une part, et de réduire les objectifs de production de certains producteurs africains, notamment l’Angola et le Nigeria, ainsi que les petits producteurs, dont la République du Congo et la Guinée équatoriale.

Ces pays qui avaient jusqu’à la réunion de novembre pour démontrer une capacité de production de pétrole, nettement supérieure et éviter une baisse des quotas, semblent hésiter selon les observateurs à appliquer ces réductions, même si entre temps, ils n'ont pas réussi à augmenter leurs capacités de production. En effet, pour ces pays africains, la baisse de production pourrait impacter les investissements. L'Opep+ doit donc trancher en gardant sa cohésion dans une conjoncture difficile pour les producteurs.

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