Chute des prix du pétrole : comment va réagir l'Opep ?

Les marchés pétroliers sont entrés dans une phase d'instabilité. Les prix du pétrole ne cessent de baisser dans un climat économique mondial morose. Que ce soit le fait de spéculateurs ou du recul de la demande, l'Opep est devant une réalité. Le pétrole perd de sa valeur et n'arrive pas à rebondir, malgré les annonces de l'organisation des pays producteurs. 

Ce samedi 18 novembre, les prix sont à leurs plus bas niveaux depuis plusieurs mois. Le baril de Brent, référence du pétrole algérien, est cédé à 80,92 USD et le brut américain West Texas Intermediate est passé en dessous des 80 dollars pour la première fois depuis plusieurs mois. Il est cédé à 76,55 USD. Les prix sont très bas, mais pas au point d'installer la panique dans l'Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep). Cette organisation ne cesse de réaffirmer que les fondamentaux du marché pétrolier restaient solides. Elle a accusé les spéculateurs d'être à l'origine de la chute des prix et a également relevé légèrement sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole pour 2023, et a gardé sa prévision relativement élevée pour 2024.

La réduction de la production de pétrole est possible

Les déclarations de l'Opep n'ont cependant pas rassuré les marchés. Les prix restent très bas et loin des prévisions des experts pour cette fin de l'année. Ainsi, après une 4ᵉ semaine de repli des prix, l'Opep se retrouve dans l'obligation de réagir pour stopper cette tendance. Les experts du secteur tablent sur la continuité de la stratégie de l'Opep dans sa réunion du 26 novembre.

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Cette réunion devra, selon ces observateurs, déboucher sur la poursuite de la réduction des quotas en vue de maintenir les prix à un niveau acceptable pour les producteurs. Il est donc attendu que l'Opep agisse pour réduire encore davantage l’offre dans le but de soutenir les prix. « Nous pensons que l’Opep veillera à ce que les prix du pétrole Brent se situent dans une fourchette de 80 à 100 dollars en 2024, en garantissant un déficit modéré et en tirant parti de son pouvoir de fixation des prix », estiment les analystes de Goldman Sachs.

L’Arabie Saoudite pourrait, de son côté, poursuivre sa politique de coupes volontaires en 2024 afin de contribuer à stabiliser les prix de l’or noir. La Russie également devra agir pour soutenir les prix en réduisant à son tour sa production. Il faut dire que le recul des prix est également la conséquence d'une forte augmentation des stocks de brut aux États-Unis et le maintien de la production à des niveaux records.


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