Les prix du pétrole reculent malgré les nouvelles réductions de production de l'OPEP

Baril de pétrole - OPEP - Prix - Hydrocarbures - Algérie

La conjoncture économique actuelle est loin d'être favorable au pétrole. Les marchés pétroliers sont entrés dans une phase d'instabilité. Les prix de l'or noir subissent de plein fouet la dégradation de la situation économique mondiale et les doutes qui se sont installés sur la cohésion de l'Organisation des pays producteurs du pétrole et leurs alliés (Opep+).

Ce samedi 2 décembre, les prix du pétrole ont de nouveau chuté. Le Brent, référence du pétrole algérien, se négocie sous la barre symbolique des 80 USD. Il est cédé à 79,56 USD. De son côté, le brut américain West Texas Intermediate est cédé à 74,38 USD. Les prix restent donc dans leur fourchette basse malgré les bons signes de stabilité donnés par l'Opep+.

Ainsi, les décisions de l'Opep+ n'ont pas eu un grand impact sur les marchés pétroliers. Les nouvelles réductions de production de brut annoncées par certains pays exportateurs de l'Opep+ ont été accueillies avec scepticisme par le marché du pétrole et n'ont donc pas eu l'effet escompté sur les cours qui sont repartis à la baisse. La réunion du jeudi 30 novembre a pourtant été positive, selon plusieurs analystes. L'OPEP a réaffirmé sa volonté de soutenir les prix du pétrole en réduisant l'offre. Cette organisation a annoncé de nouvelles coupes dans la production de pétrole pour 2024.

Opep+ : La décision de réduire la production de pétrole non prise au sérieux

Cette annonce n'a cependant pas été prise très au sérieux par les marchés pétroliers. Andrew Lebow de Commodity Research Group explique qu'il "a une bonne dose de scepticisme de la part des courtiers qui se demandent si le volume de ces coupes va être vraiment réalisé". Pourtant, l'Arabie Saoudite a annoncé l'extension de sa mesure de réduction d'un million de barils par jour (b/j) jusqu'à "la fin du premier trimestre 2024". La Russie a également décidé de prolonger les coupes sur ses exportations de trois mois, approfondies à 200.000 barils. Ces annonces qui devaient faire décoller les prix du pétrole n'ont pas impacté positivement les marchés. Au contraire, les prix ont à nouveau chuté.

Il faut dire que concrètement, avec les annonces des Émirats arabes unis, l'Irak, le Koweït, le Kazakhstan, l'Algérie ou Oman de procéder à des diminutions, même si elles sont de moindre ampleur (700.000 bpj au total), les observateurs tablaient sur une nette hausse des prix du pétrole. Toutefois, il faut dire que "ce qui a été annoncé comme une mesure majeure de l'OPEP+ s'avère être, selon nous, un ajustement modeste de la production", affirment les analystes de DNB. En conclusion, les réductions annoncées par l'OPEP+ ne sont pas très importantes pour impacter les marchés pétroliers.

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