À leur plus bas niveau depuis plusieurs mois, les prix du pétrole continuent de reculer

Crash boursier / station pétrolière off-shore / pétrole

Les marchés pétroliers subissent de lourdes pertes ces derniers jours. Les prix du pétrole ne font que reculer dans un climat économique mondial morose. Les dernières décisions de l'OPEP+ de réduire encore la production du pétrole n'ont donc pas eu l'impact attendu sur les marchés.

Le jeudi 7 décembre, les prix du pétrole ont reculé à leur niveau le plus bas depuis plusieurs mois. Le Brent, référence du pétrole algérien, se négocie toujours sous la barre symbolique des 80 USD. Il est cédé à 75 USD. De son côté, le brut américain West Texas Intermediate est cédé à 70 USD. Le marché pétrolier est donc incapable de trouver matière à un rebond, après une semaine de chute.

Graphique du cours du pétrole BRENT - de juillet à décembre 2023 (TradingView)
Graphique du cours du pétrole BRENT - de juillet à décembre 2023 (TradingView).

Ainsi, les annonces faites, le 30 novembre, par les pays de l'OPEP+ n'ont pas rassuré les marchés. Au contraire, le pétrole reste sur cinq séances de baisses consécutives. Il a perdu en ces 5 jours près de 9%. Il faut dire que les différends entre les membres de l'OPEP+ ont pesé dans la balance. Les opérateurs du marché pétrolier n'ont donc pas accordé du crédit à la promesse des membres de cette organisation d'effectuer de nouvelles coupes conjuguées de 900.000 barils par jour, en net, de janvier à mars prochain, expliquent les observateurs.

L'Arabie Saoudite ouvrira-t-elle les vannes du pétrole ?

Pour les semaines à venir, les prévisions sont les mêmes. Les prix seront dans une fourchette très basse, avertissent les experts. John Kilduff, d'Again Capital indique que les pays producteurs "n'ont plus de munitions" et ajoute pour les jours à venir : "Je ne pense pas qu'on verra quoi que ce soit d'autre de leur part d'ici à la fin de l'année".

"La crainte s'accentue de voir les Saoudiens ouvrir les vannes", par dépit et pour éviter de perdre davantage de parts de marché, expliquent encore les analystes en faisant référence à l'année 2014 quand l'Arabie saoudite avait décidé d'inonder le marché, notamment pour contrer l'émergence des États-Unis et le boom du pétrole de schiste. "Les réductions de production ne sont pas suffisantes pour compenser les mauvaises prévisions de demande de la Chine, premier importateur mondial", a estimé, pour sa part, José Torres, d'Interactive Brokers.

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