Élisabeth Borne confirme la volonté de la France à renégocier l'accord de 1968

Immigration

La droite française fait feu de toute part sur l'accord de 1968 concernant l'immigration, signé entre l'Algérie et la France. En effet, même si le groupe Les Républicains de l'Assemblée nationale française a échoué à faire adopter sa proposition visant à dénoncer cet accord qui confère un statut particulier aux Algériens en matière de circulation, de séjour et d'emploi en France, le gouvernement a entendu ce courant politique et s'est plié en partie à ses exigences.

Ainsi, avant même la présentation de cette proposition visant la dénonciation de l'accord franco-algérien de 1968, la Première ministre Élisabeth Borne a réaffirmé, mercredi 6 décembre, qu'une renégociation de l'accord de 1968 avec le gouvernement algérien était à "l'ordre du jour". "Dans les conclusions du quatrième Comité intergouvernemental de haut niveau France-Algérie, qui s’est tenu en octobre 2022, nous avions évoqué l’ouverture de discussions en vue d'un quatrième avenant à cet accord. Nous avons des demandes et le gouvernement algérien en a de son côté. C’est donc effectivement à l’ordre du jour", a donc déclaré la Première ministre dans un entretien au Figaro.

Ce qui était une rumeur est ainsi confirmé par Elisabeth Borne sans donner plus de détails sur les révisions que le gouvernement français compte apporter ni celles du gouvernement algérien. Cette déclaration parvient donc dans un contexte où plusieurs leaders politiques de droite et d'extrême droite revendiquent la révision pour certains et l'annulation pure et simple pour d'autres, de cet accord.

Immigration : le gouvernement français réagit à la démarche de la droite

Le gouvernement en place veut ainsi couper l'herbe sous les pieds de ce courant politique qui ne cesse de s'attaquer à cet accord depuis les déclarations de l'ex-ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt qui a fait de la suppression de l'accord un cheval de bataille. Ce diplomate a été suivi, en effet, par les leaders de la droite dont l'ex-Premier ministre Edouard Philippe du parti Horizons qui fait partie de la majorité parlementaire soutenant Emmanuel Macron, mais qui prône un frein à l'immigration.

L'échec de la droite de faire adopter sa résolution contre cet accord n'est donc que partie remise. Le gouvernement répond à ce courant en ouvrant de nouvelles négociations avec l'Algérie, notamment en matière d'immigration. Il reste à savoir quand est-ce que ces négociations débuteront et quels sont les points que l'Algérie veut renégocier dans cet accord.

Retour en haut
Share via
Copy link