Le pétrole à son plus bas niveau depuis 6 mois, impacté par l'inflation américaine

Chevalet de pompage - Pétrole

Les marchés pétroliers sont entrés dans une spirale de chute successive. Les prix du pétrole ne cessent de dégringoler malgré les annonces de l'Organisation des pays producteurs du pétrole (OPEP). La tendance baissière n'est donc pas conjoncturelle et s'installe dans le temps. En effet, un nouveau facteur est venu compliquer encore plus la situation.

En effet, la situation économique aux États-Unis n'est guère réjouissante pour les marchés pétroliers. L'inflation américaine qui ne ralentit pas, conjuguée à la morosité économique mondiale, tirent les prix vers le bas. Ce mercredi 13 décembre, les prix du pétrole ont atteint leur niveau le plus bas depuis 6 mois. Le Brent, référence du pétrole algérien, se négocie sous la barre des 75 USD. Il est cédé à 73,67 USD. De son côté, le brut américain West Texas Intermediate s'est effondré. Il est cédé à 68,75 USD.

Les réductions décidées par l'OPEP+ n'ont donc pas impacté les prix du pétrole qui continuent de chuter. Les marchés sont impactés par la publication des chiffres sur l'inflation aux États-Unis qui a ralenti sur un an à 3,1% (indice CPI) mais a retrouvé de la vigueur sur un mois, en novembre, à +0,1% et +0,3% pour l'inflation sous-jacente, hors alimentation et énergie.

Pétrole : la production record des USA jugule le recul de l'offre

Cette situation est donc problématique pour les marchés pétroliers. John Kilduff d'Again Capital indique que "l'inflation ne ralentit certainement pas assez pour que la Fed suggère l'éventualité future d'une baisse des taux". En effet, cette banque conclut, ce mercredi 13 décembre, une réunion de politique monétaire où un statu quo sur les taux est largement attendu.

"Mais le marché espérait des commentaires plus accommodants sur la suite de la politique monétaire" qui risquent de ne pas se produire vu la tonalité de l'inflation, a expliqué encore John Kilduff.  "Avec une production américaine toujours élevée et des inquiétudes quant à la santé de l'économie chinoise, les perspectives de la demande à court terme semblent incertaines", souligne de son côté James Harte, analyste de Tickmill. Les réductions de l'OPEP n'auront donc pas l'effet escompté en raison de la production record des Etats-Unis qui peut juguler le recul de l'offre. Cette production d' "un exportateur majeur de brut et de produits raffinés" va contrer les réductions décidées par l'OPEP+.

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