Les prix du gaz en chute libre, le pétrole en hausse

Puit de pétrole

Les prix du pétrole sont instables depuis plusieurs semaines. Ils connaissent des hausses et des baisses au gré des événements géopolitiques au Moyen-Orient, mais également des prévisions sur la demande mondiale. Ce mardi, les cours du pétrole ont connu une nouvelle hausse sur les marchés mondiaux. Le gaz de son côté continue de sombrer. Les prix ont encore reculé malgré la vague de froid qui touche l'Europe. Ils sont à leur plus bas niveau depuis 6 mois. 

Les marchés pétroliers impactés par la vague de froid qui touche les Etats-Unis ont connu de nouvelles fluctuations. Le Brent, référence du pétrole algérien, se négocie à 79,46 USD. De son côté, le brut américain West Texas Intermediate est cédé à 74,22 USD. La hausse est certes relative, mais elle renseigne sur l'État du marché qui est très perturbé. Il faut dire que le pétrole retrouve une relative bonne santé en raison de la vague de froid qui a ralenti la production et le raffinage aux États-Unis.

En effet, la production de pétrole de schiste aux États-Unis est ralentie "en raison d'une vague de froid dans certaines parties des États-Unis", expliquent plusieurs analystes, notamment ceux de DNB. Ce froid a touché les puits et "la production dans le Dakota du Nord et au Texas", indiquent les mêmes analystes.

Contrairement au pétrole, le gaz en chute libre

Les cours du pétrole ont également été impactés par la poursuite des tensions sur l'approvisionnement en Mer Rouge. Les prix du pétrole brut ont augmenté, « alors que les marchés continuent de faire preuve de prudence face aux perturbations de l'approvisionnement dans et autour de la Mer Rouge », explique, en effet, Michael Hewson, analyste de CMC Markets.

Par ailleurs, les prix du gaz continuent de baisser. Le gaz ne profite donc pas de cette vague de froid. Au contraire, les prix continuent de s'effondrer ces derniers jours. Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, a perdu 2,93% à 27,59 euros le mégawattheure (MWh), après avoir touché 26,60 euros. Il est à son niveau le plus bas depuis plus de 6 mois.  Il faut dire que ce recul a été amorcé depuis plusieurs jours. Le prix du gaz a chuté à 28 euros le mégawattheure (MWh) depuis une semaine. Pour l'hiver 2025, il faudrait se positionner sur un prix de 33,5 euros/MWh, un montant très proche des niveaux d'avant la guerre en Ukraine.

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