À 69 ans, un Algérien reçoit une OQTF

Un vieux retratié sur un banc

Un Algérien de 69 ans, résidant sans papiers en France depuis neuf ans, est actuellement confronté à une Obligation de quitter le territoire français (OQTF). Nasserdine Laradji, très investi dans plusieurs associations à Valence, suscite un élan de solidarité de la part des citoyens et des élus locaux.

Installé à Valence depuis neuf ans avec sa famille, il s'est intégré à la vie locale et participe activement à plusieurs associations. Son histoire témoigne de la situation complexe des sans-papiers en France et suscite un élan de solidarité dans la communauté valentinoise.

Selon le quotidien Le Dauphiné, depuis la réception de l'OQTF, le ressortissant algérien est rongé par l'anxiété. Ses nuits sont agitées, son appétit a diminué et il se bat pour dissimuler son mal-être derrière un sourire timide. Sa femme, Naïma, craint qu'il ne sombre dans la dépression. Ancien ingénieur en Algérie, Nasserdine a fui son pays il y a neuf ans pour échapper à des menaces dont il ne souhaite pas parler. Lui et sa famille vivent depuis dans la clandestinité à Guilherand-Granges.

Ce contrôle routier qui attire l'OQTF

Le destin de Nasserdine a basculé fin mars 2023 lors d'un contrôle routier. Son passeport a été confisqué et il a reçu une première OQTF. Depuis, il est contraint de se présenter chaque jour au commissariat de police à 8 heures du matin pour signer une feuille de présence, une routine oppressante qui pèse lourdement sur son moral.

Face à ce qui est considéré comme une injustice dans sa région de résidence, une vague de solidarité s'est levée à Valence. De nombreux Valentinois, membres d'associations locales, se mobilisent pour soutenir Nasserdine et empêcher son expulsion. Ils organisent des manifestations, collectent des signatures et contactent les autorités pour faire entendre leur voix.

L'histoire de ce ressortissant algérien est emblématique des difficultés que rencontrent les sans-papiers en France. Confrontés à une administration inflexible, ils vivent dans la peur constante d'être renvoyés dans leur pays d'origine, loin de leurs familles et amis.

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