Des lycéens se mobilisent contre l'expulsion d'une famille vers l'Algérie

Immigration - France - Manifestation - OQTF - Expulsion - Algérie

Les lycéens du lycée Adolphe Chérioux à Vitry-sur-Seine ont manifesté, le 20 mars, devant la préfecture du Val-de-Marne, à environ 12 kms au sud de Paris. Ils protestaient contre l'Obligation de quitter le territoire français (OQTF) reçue par Fadila Brahim, mère d'une de leurs camarades, Jien, et par Jien elle-même en tant que mineure.

Selon RFI, Fadila Brahim, mère de famille et travailleuse bénévole, réside en France depuis cinq ans. Elle a entamé des démarches pour obtenir un titre de séjour, justifiant d'une activité professionnelle, d'un engagement associatif et d'une intégration sociale. Cependant, elle essuie un refus assorti d'une décision d'expulsion vers l'Algérie.

En effet, la préfecture a rejeté sa demande de régularisation, arguant d'un manque de soutien familial. « Je suis bénévole au Secours catholique, au Secours populaire. Je suis en cours de français, je suis bien intégrée. Ils me disent que je n'ai pas de soutien familial ici, alors que tous mes frères, sœurs et parents résident en France. Ils prétendent que mes enfants sont Algériens, alors qu'ils sont Tunisiens. Je ne comprends pas la raison derrière cela, c'est peut-être un quota qu'ils veulent remplir. En fait, je n'ai pas de réponse, c'est pourquoi cela m'échappe », souligne-t-elle.

La décision d'expulsion est injuste

Fadila Brahim, soutenue par les lycéens, conteste ces justifications et dénonce l'opacité de la décision d'expulsion. Les lycéens dénoncent les procédures administratives et les décisions opaques concernant cette famille sans titre de séjour. Ils dénoncent également le manque de transparence et l'inaccessibilité de la préfecture.

« L'Obligation de quitter le territoire français reçue par la mère de Jien – qui concerne également Jien en tant que mineure – nous semble particulièrement injuste et dénuée de fondement. La préfecture se base sur des éléments factuellement erronés », indique M. Jollivet, enseignant d'histoire-géographie.

L'affaire de Fadila Brahim révèle les difficultés rencontrées par les travailleurs et étudiants sans-papiers pour obtenir un titre de séjour en France, malgré leurs efforts d'intégration et leur contribution à la société. Les décisions d'expulsion sont de plus en plus nombreuses ces derniers mois en France.

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