De 6000 à 10'000 € pour passer par bateau depuis l'Algérie vers l'Espagne

Un réseau criminel opérant entre l'Algérie et l'Espagne a été démantelé par une opération conjointe de la police et de la douane espagnole. Ce réseau, spécialisé dans le transport de migrants illégaux et de stupéfiants, exigeait des sommes faramineuses allant de 6'000 à 10'000 euros par personne pour la traversée maritime clandestine.

Selon Todo Alicante, les trafiquants utilisaient des embarcations pneumatiques semi-rigides et ultra-rapides, appelées « narcolanchas » ou « pateras taxis », pour transporter les migrants et la drogue. Ces bateaux solides et discrets leur permettaient de faire la traversée entre les deux pays en quelques heures seulement, minimisant ainsi les risques d'interception par les autorités.

Le mode opératoire de la bande est le suivant : remplir les bateaux de drogues à décharger en Algérie et de retour, ramener des migrants clandestins. L'organisation criminelle disposait d'un réseau tentaculaire s'étendant sur l'Algérie, la France et l'Espagne. La majorité des membres étaient de nationalité algérienne et marocaine, tandis que des complices espagnols fournissaient un soutien logistique. Les trafiquants en Algérie étaient chargés du recrutement des migrants et de la préparation des voyages clandestins.

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Le financement du réseau provenait en partie d'une entreprise française qui jouait un rôle central dans l'approvisionnement en fonds pour les opérations, notamment pour l'achat et l'entretien des embarcations. Les trafiquants disposaient également d'un dépôt de véhicules privés et d'une société de grue pour le transport discret des bateaux.

Un seul bateau transporte 25 migrants

Le réseau employait de nombreuses personnes pour différentes tâches, allant de l'approvisionnement en carburant à la maintenance des bateaux, en passant par la surveillance des opérations. Parmi eux figuraient des mécaniciens, des pilotes, des spécialistes de la fabrication de drogue et des gestionnaires de trafic de stupéfiants.

Grâce à une surveillance minutieuse, les autorités ont réussi à intercepter l'une des embarcations à destination d'Alicante transportant 25 migrants algériens. Au total, sept personnes ont été arrêtées et inculpées pour trafic de migrants, appartenance à une organisation criminelle, délits contre la santé publique et contrebande.

Les forces de l'ordre ont saisi trois embarcations semi-rigides de plus de huit mètres de long, équipées de moteurs de plus de 200 chevaux-vapeur. Elles ont également récupéré des téléphones portables, des GPS, des outils de réparation, 41 bidons de carburant et plusieurs véhicules de luxe.

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