Blé : Un accord à 420 millions d'euros entre l'Algérie et l'Italie

L'Algérie et l'Italie ont conclu un accord historique portant sur un investissement de 420 millions d'euros destiné à la production de blé et à renforcer la sécurité alimentaire en Algérie. Ce partenariat, scellé dans le cadre du « Plan Mattei » consacre l'étroite collaboration entre les deux nations dans le domaine agricole. Supervisé par le groupe italien Bonifiche Ferraresi, en collaboration avec le Fonds National d'Investissement algérien, ce projet agro-industriel d'envergure prendra vie dans la wilaya de Timimoune, au cœur du Sud algérien. Couvrant une superficie totale de 36'000 hectares, il ne se limitera pas à la culture de blé, mais englobera également la production de légumineuses telles que les lentilles, les haricots secs et les pois chiches. Le projet d'investissement intégrera également la culture de plantes oléagineuses comme le soja, afin de favoriser des pratiques agricoles diversifiées et durables. Au-delà de la production agricole, le projet englobe la création d'unités de transformation pour la fabrication de pâtes alimentaires et de silos de stockage, pour établir ainsi une chaîne de valeur complète et intégrée. Cet investissement, dont le lancement est prévu pour 2024, devrait générer plus de 6'700 emplois, et contribuer au développement économique local et national.

L'Algérie veut cultiver 500'000 hectares

Il faut dire que cet accord s'inscrit dans une stratégie plus large visant à atteindre l'autosuffisance en blé dur pour l'Algérie. Le gouvernement algérien ambitionne d'étendre les surfaces cultivées en blé à 500'000 hectares dans le sud du pays. L’Algérie veut transformer ces terres désertes en zones de production intensive d'ici trois ans. Il s’agit d’une démarche nécessaire afin de réduire considérablement la dépendance de l'Algérie aux importations de blé. En plus de l'accord conclu avec l'Italie, l'Algérie envisage de nouer des partenariats avec d'autres acteurs internationaux, notamment des entreprises qataries, pour valoriser les terres désertiques. L’Algérie vise à exploiter le potentiel agricole des régions arides du pays, et transformer ainsi des terres jusque-là inexploitées en zones de production agricole productive.


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