Le tribunal de Sidi M'hamed a rendu, ce mercredi 23 octobre, son verdict dans l'affaire de l'ex-président de la JS Kabylie, Cherif Mellal. Ce dernier a été condamné à quatre ans de prison ferme et à une amende de 224 millions de dinars, dans le cadre d'une affaire de corruption qui a également impliqué son frère, Ghiles, condamné à 10 ans de prison.
En effet, la décision du tribunal ne s'est pas limitée à Cherif Mellal. Son frère, Ghiles Mellal, a écopé d'une peine encore plus sévère, avec dix ans d'emprisonnement et une amende de 224 millions de dinars algériens. Le tribunal a ordonné l’arrestation immédiate de Ghiles qui se trouve en fuite, ainsi que la saisie de tous ses biens, qu'ils soient mobiliers ou immobiliers.
Les sociétés appartenant à Cherif Mellal ont également été condamnées à des amendes variant entre 12 et 32 millions de dinars algériens, en fonction de leur implication dans les activités illégales. Le tribunal a considéré que ces entreprises avaient joué un rôle dans la gestion des fonds détournés.
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L’ancien boss de la JSK est condamné pour deux chefs d’inculpation – « violation de la loi relative au contrôle de change et aux mouvements de capitaux de et vers l’Algérie » et « blanchiment d’argent » – liés à de présumés transferts d’une somme de 175'000 dollars et 300'000 euros à ses trois sociétés, la Sarl Torento, la Luxcarleasing, en Allemagne et LMT auto, au Luxembourg.
Cherif Mellal a nié toutes les accusations
Cherif Mellal a été accusé de blanchiment d'argent au sein d'une organisation criminelle transnationale. Les enquêteurs ont établi que les fonds avaient été manipulés pour dissimuler leur origine frauduleuse avant d'être transférés à l'étranger. Les transactions ont été réalisées à travers des mécanismes complexes, permettant aux frères Mellal d'échapper à la justice pendant de nombreuses années.
Lors du procès, Cherif Mellal a fermement nié toutes les accusations. Il a soutenu que les fonds transférés étaient destinés à des transactions commerciales. Cependant, ces explications n'ont pas convaincu le tribunal, qui a jugé que les preuves présentées par l'accusation étaient suffisantes pour établir sa culpabilité.