La Royal Air Maroc (RAM) se prépare à l'acquisition de nouveaux avions pour sa flotte. La visite d'État du président français Emmanuel Macron, prévue du 28 au 30 octobre, pourrait être le cadre idéal pour finaliser un accord avec Airbus, un constructeur qui pourrait surpasser Boeing dans cette compétition.
Le choix du constructeur aéronautique est au centre des discussions au sein de la Royal Air Maroc, qui envisage d'acquérir près de 200 nouveaux avions d'ici 2030. Pour la compagnie aérienne, ce projet est essentiel pour soutenir la croissance du secteur touristique et répondre aux besoins logistiques liés à des évènements majeurs comme la Coupe du Monde de football 2030, co-organisée avec l'Espagne et le Portugal.
La RAM devait passe commande auprès de Boeing, partenaire traditionnel de la compagnie. Cependant, le constructeur traverse une période difficile avec des retards de livraison importants, notamment pour ses modèles Dreamliner. Ces retards, exacerbés par des grèves dans ses usines aux États-Unis, mettent en péril les ambitions d'expansion de la compagnie marocaine. À l'inverse, Airbus semble mieux positionné pour répondre aux besoins de la RAM, grâce à une production plus stable en Europe.
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Macron pour jouer l'intermédiaire entre la RAM et Airbus
Emmanuel Macron pourrait jouer un rôle de médiateur lors de sa visite au Maroc. Le président français prévoit de rencontrer les responsables de la compagnie et de hauts responsables du secteur afin de les convaincre de faire confiance au constructeur d'avions français. Son intervention pourrait faciliter la conclusion d'un accord entre la RAM et Airbus. Ce contrat ne serait pas seulement bénéfique pour la compagnie marocaine, mais il symboliserait également un renforcement des liens stratégiques entre le Maroc et la France.
Il faut dire que les difficultés rencontrées par Boeing offrent une opportunité unique à Airbus. Les retards dans la livraison des Dreamliners compromettent non seulement les engagements de Boeing envers la RAM, mais concernent également les plans d'expansion de la compagnie aérienne. Les appareils initialement prévus pour être livrés en septembre ne seront pas disponibles avant plusieurs mois, ce qui complique davantage la situation. Ces complications opérationnelles pèsent sur les ambitions internationales de la RAM, notamment pour ces vols vers des destinations stratégiques comme l'Amérique du Nord et l'Afrique subsaharienne. En parallèle, les résultats financiers décevants de Boeing ajoutent à l'incertitude quant à sa capacité à redresser la situation rapidement.
Il est à noter que le projet d'expansion de la RAM ne se limite pas à l'acquisition d'avions neufs. Actuellement composée d'une cinquantaine d'appareils, principalement des Boeing, la RAM aspire à quadrupler sa flotte d'ici 2030. Avec des objectifs ambitieux, notamment l'ouverture de nouvelles lignes internationales vers des destinations diversifiées.