La Belgique connait une forte augmentation des expulsions de ressortissants marocains en 2024, ce qui suscite de vives réactions au sein de la société civile et de la communauté internationale. Cette politique liée à un accord bilatéral entre les deux pays, soulève des questions sur les politiques migratoires européennes, le respect des droits humains et les conditions de vie des personnes migrantes.
Signé en avril 2024, l'accord entre la Belgique et le Maroc a considérablement facilité les procédures de retour forcé. En renforçant la coopération entre les autorités des deux pays, cet accord a permis d'accélérer les expulsions, notamment pour les personnes ayant purgé une peine d'emprisonnement. Les conséquences de cet accord se sont rapidement fait ressentir, avec une multiplication par quatre du nombre d'expulsions de Marocains. En 2024, la Belgique a enregistré un quadruplement des expulsions de ressortissants marocains, atteignant 203 personnes, contre seulement 43 l'année précédente.
Les témoignages recueillis par le site militant Info Libertaire, auprès de personnes expulsées et d'organisations humanitaires, révèlent des conditions d'expulsion souvent dégradantes. Les détenus sont fréquemment soumis à des pressions psychologiques et peuvent faire l'objet de traitements inhumains ou dégradants. De plus, les expulsions collectives, souvent organisées dans l'urgence, ne permettent pas toujours de garantir le respect des droits fondamentaux des personnes concernées.
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Les Organisations non gouvernementales (ONG) ont vivement critiqué cette politique d'expulsion massive, dénonçant ses conséquences humanitaires et juridiques. Elles ont souligné le caractère disproportionné de certaines mesures et ont appelé à une révision en profondeur de la politique migratoire belge.
Des expulsions massives et forcées de Marocains
Les expulsions se déroulent souvent dans des conditions jugées préoccupantes. Par exemple, le 19 novembre 2024, huit Marocains ont été contraints de quitter la Belgique après une opération dans les centres de rétention. Cette situation est aggravée par le fait que certains détenus ont tenté de retarder leur expulsion en déposant des demandes de protection internationale ou en s'engageant dans des actions de protestation, telles que des grèves de la faim. Les témoignages indiquent également que ces expulsions peuvent être accompagnées d'un usage excessif de la force.
Face à ces expulsions massives, certains migrants adoptent des stratégies de résistance. Les sans-papiers optent pour des actions radicales telles que les grèves de la faim et les tentatives d'évasion pour échapper à cette politique perçue comme injuste. Ces gestes désespérés révèlent un sentiment généralisé d'abandon et d'impuissance parmi ceux qui se trouvent dans ces centres de rétention.