L'Algérie arrête d'importer les matériaux de construction

Le programme AADL 3 marque une avancée majeure dans l’autonomie de l’Algérie en matière de construction. Tous les matériaux utilisés dans ce projet seront exclusivement de fabrication locale, soulignant une volonté forte de promouvoir la production nationale, et ce, en arrêtant d'importer les matériaux de construction.

Lors de l’ouverture du 8ᵉ Congrès arabe de l’habitat, le ministre de l’Habitat, Mohamed Tarek Belaribi, a annoncé que l’ensemble des matériaux de construction des 1,4 million logements du programme AADL 3 seront produits en Algérie. Cette décision s’inscrit dans une politique du Chef de l'Etat Abdelmadjid Tebboune, visant à réduire les importations et à soutenir l’industrie nationale, précise l'agence officielle APS.

Une décision stratégique pour l’économie

Le ministre a rappelé que cette orientation a été adoptée dès 2024, année marquée par une interdiction totale d’importer des matériaux de construction étrangers. Cela a permis non seulement de stimuler la production locale, mais aussi de réaliser des économies substantielles en devises.

Économie L’Algérie lance un nouvel appel d’offres pour acheter du blé

Le programme AADL 3 repose sur une autosuffisance en matériaux de construction, fruit d’une politique de modernisation des infrastructures industrielles. L’Algérie produit aujourd’hui 40 millions de tonnes de ciment par an, en plus de quantités importantes de béton, de briques et d’acier. Cette capacité de production permet de répondre aux besoins du marché intérieur, tout en réduisant la dépendance aux fournisseurs internationaux.

Des matériaux locaux, gage d'autosuffisance

Selon Mohamed Tarek Belaribi, ce choix contribue également à réduire les délais et coûts des chantiers, tout en garantissant une qualité conforme aux standards internationaux.

En privilégiant les matériaux locaux, l’AADL 3 stimule plusieurs secteurs de l’économie algérienne, notamment l’emploi. La création d’emplois dans les usines de production et sur les chantiers participe à l’amélioration du niveau de vie des citoyens et à la relance économique post-crise sanitaire.

Un impact économique et social

Cette approche contribue également à valoriser le savoir-faire local et à renforcer l’innovation. Des technologies modernes et des solutions durables sont intégrées pour répondre aux exigences de l’urbanisme moderne, faisant de ce projet un modèle pour les futurs développements immobiliers.

Économie Euro-dinar : nouvelle hausse sur le marché parallèle

Le programme AADL 3 illustre l’ambition de l’Algérie de bâtir un urbanisme durable, à la fois respectueux de l’environnement et ancré dans une démarche économique responsable. En valorisant les ressources locales, le pays se positionne comme un acteur majeur dans la construction de villes modernes et résilientes.

Ce choix stratégique ne se limite pas à un simple projet immobilier. Il reflète une vision plus large d’un développement national, où chaque pierre posée porte l’empreinte d’une Algérie autonome et innovante.


Vous aimez cet article ? Partagez !