CAN 2027 en Algérie ? Le président de la CAF en Tanzanie, au Kenya et en Ouganda pour vérifier

La Tanzanie, le Kenya et l'Ouganda, désignés comme pays hôtes du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN 2024), se préparent à accueillir cette compétition majeure. Cependant, au-delà de cet événement, cette organisation est perçue comme un test crucial en vue de la Coupe d’Afrique des nations (CAN 2027), qui leur a également été attribuée. Les regards sont tournés vers ces trois nations, mais des doutes subsistent quant à leur capacité à relever ces défis.

Pour cela, le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe effectue, depuis jeudi 19 décembre, une visite officielle de deux jours en Tanzanie, au Kenya et en Ouganda, les trois nations hôtes du Championnat d'Afrique des Nations (CHAN 2024). Cette tournée s'inscrit dans le cadre des préparatifs de la compétition prévue pour l'année prochaine, mais pas seulement.

Le CHAN 2024 est considéré comme une sorte de répétition générale pour évaluer les capacités organisationnelles des trois pays hôtes, y compris en prévision de la CAN 2027. Les infrastructures sportives, notamment les stades et les sites d’entraînement, ainsi que les infrastructures d’accueil (hôtels, aéroports, transports), sont scrutées de près. Une mission d’inspection menée par la CAF en novembre 2023 a révélé des lacunes importantes, suscitant des inquiétudes quant à la capacité des trois pays à organiser une compétition de l’ampleur de la CAN.

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Le CHAN 2024, un test crucial pour la Tanzanie, le Kenya et l'Ouganda

Selon des sources proches de la CAF, plusieurs stades prévus pour le CHAN 2024 sont encore en cours de rénovation et pourraient ne pas être prêts à temps. Ces retards alimentent les doutes sur leur aptitude à se conformer aux exigences beaucoup plus strictes de la CAN 2027.

Face à ces incertitudes, des voix s’élèvent au sein de la CAF et au-delà pour envisager la possibilité de retirer l’organisation de la CAN 2027 à la Tanzanie, au Kenya et à l’Ouganda. L’histoire récente du football africain a montré que des retards dans les préparatifs peuvent entraîner des décisions drastiques. L’exemple le plus célèbre reste la CAN 2019 initialement attribuée au Cameroun, mais réattribuée à l’Égypte en raison de délais de construction et de modernisation des infrastructures. De même que celle retirée à la Guinée, la CAN 2025, et réattribuée au Maroc dans des conditions controversées.

La menace d’un retrait de la CAN 2027

En cas de retrait, plusieurs pays pourraient être pressentis pour reprendre le flambeau. Parmi eux, l’Algérie se détache comme l’une des options les plus sérieuses. L’Algérie a récemment organisé avec succès le CHAN 2023, prouvant qu’elle dispose d’infrastructures modernes et conformes aux standards internationaux.

Avec des stades de grande envergure tels que le Stade Nelson Mandela à Alger ou le Stade Hocine Aït Ahmed de Tizi Ouzou, l’Algérie offre des garanties solides pour accueillir une CAN, notamment la CAN 2027. Toutefois, une éventuelle demande de la CAF pourrait être accueillie avec prudence par les autorités algériennes. La CAF est accusée par beaucoup d’adopter des positions contraires aux intérêts de l’Algérie, notamment dans la gestion des compétitions africaines et dans certaines décisions jugées partiales.

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L’Algérie : un candidat crédible mais...

Le dilemme pour l’Algérie serait de concilier son ambition de jouer un rôle central dans le football africain avec la nécessité de ne pas apparaître comme un recours de dernière minute pour pallier les défaillances organisationnelles d’autres nations et le parti pris des dirigeants de l'Instance africaine de football.

Le CHAN 2024 et les décisions qui en découleront auront une influence majeure sur l’avenir de la CAN 2027. Si la Tanzanie, le Kenya et l’Ouganda parviennent à relever le défi, cela marquera une avancée significative pour le football en Afrique de l’Est. Dans le cas contraire, la CAF devra prendre des mesures difficiles, avec l’Algérie comme option de repli. Cette situation souligne l’importance pour la CAF de faire des choix stratégiques et équilibrés, dans l’intérêt du football africain tout entier.


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