Le ministre d’État, ministre de l’Énergie, des mines et des énergies renouvelables, Mohamed Arkab, a récemment participé à la 58e réunion du Comité Ministériel Conjoint de Suivi (JMMC) de l’OPEP et des pays non membres de l’OPEP. Lors de cette visioconférence, il a abordé plusieurs points cruciaux concernant la situation actuelle du marché mondial du pétrole, notamment la baisse des prix. Contrairement à certaines attentes alarmistes, Arkab a exprimé une position de confiance, soulignant que l’Algérie ne s’inquiète pas de cette situation à court terme.
La réunion, qui s’est tenue ce lundi, était principalement consacrée à l’évaluation du respect des niveaux de production fixés pour les mois de novembre et décembre 2024 par les pays membres de l’OPEP+. D’après un communiqué officiel publié par le ministère algérien de l'Energie, les pays participants ont pleinement respecté les engagements de réduction de la production, une décision prise collectivement pour assurer la stabilité du marché.
La vigilance des pays producteurs de pétrole requise
Dans le contexte actuel marqué par une baisse des prix du pétrole, Mohamed Arkab a mis en lumière l’importance d’une vigilance accrue et d’une coordination renforcée entre les pays producteurs. Il a notamment souligné que les récentes mesures prises par l’OPEP+ ont permis de stabiliser les fluctuations du marché, contribuant ainsi à maintenir l’équilibre entre l’offre et la demande mondiales.
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Arkab a indiqué que, malgré les incertitudes qui persistent sur le marché, les fondamentaux demeurent solides. Il a également évoqué des signes de reprise de la croissance économique dans plusieurs régions, ce qui devrait contribuer à une stabilisation progressive des prix.
L'évolution de la demande mondiale scrutée par l'Algérie et l'OPEP+
Une des prévisions les plus intéressantes exprimées par le ministre algérien concerne l’évolution de la demande mondiale de pétrole. Selon lui, bien que la demande ait ralenti en raison des fluctuations saisonnières attendues en début d’année, une reprise devrait s’amorcer dès avril 2025. Arkab a en effet estimé que cette reprise serait alimentée par une augmentation de la consommation dans de nombreuses régions, stimulée par des facteurs économiques et industriels.
Cette annonce fait écho à la confiance de l'Algérie dans les mécanismes de l’OPEP+ pour réguler l’approvisionnement et répondre aux évolutions de la demande. Malgré les inquiétudes liées à la baisse des prix, le ministre d’État a insisté sur la nécessité de maintenir une politique de production mesurée et stratégique, capable d’adapter l’offre en fonction des cycles économiques mondiaux.
Pour l'Algérie, la perspective d'une reprise de la demande de pétrole à partir d'avril 2025 représente un signal encourageant, laissant présager un retour à une dynamique de croissance pour le secteur pétrolier. La vigilance reste cependant de mise, et la coopération au sein de l'OPEP+ sera essentielle pour maintenir cette stabilité attendue dans les mois à venir.
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